UNE POUPÉE
Noir et blanc.
Collection H. Vever, Paris
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
maladie de cœur à Londres, le 21 septembre 1908, sans avoir eu le temps d’écrire l’histoire complète de la peinture et de la gravure japonaises qu’il projetait. En plus des ouvrages déjà mentionnés, il édita le petit mais important catalogue de l’Exposition de Tokio (1898) et publia le magnifique ouvrage The Masters of Ukiyoye.
En 1897, parut enfin une histoire abrégée de la gravure japonaise, par Edward F. Strange, conservateur au South Kensington Muséum. Bien que certainement d’une haute valeur, cet ouvrage donne cependant un peu trop d’importance à toutes sortes de choses non essentielles, comme l’histoire de la vie des artistes, leurs surnoms et leurs résidences, alors qu’il ne consacre à leur personnalité que quelques phrases générales. Son grand défaut est de donner une impression tout à fait fausse du développement de la gravure japonaise, en parlant de l’art du xixe siècle (seule époque dont l’auteur paraisse avoir une science suffisante et personnelle) avec des détails disproportionnés, et en négligeant le xvme siècle, qui, historiquement, est le plus important, puisque, au xixe siècle, sauf Hokusai et Hiroshige, très peu de noms comptent. Strange n’avait, il est vrai, pas encore pu faire usage du catalogue fondamental de Fenollosa (1896). Il a publié un autre livre en 1904 : Japanese colour prints. Dans la même année (1897), Pre" mière édition du présent ouvrage fut publiée. En 1900, Duret publia un excellent catalogue des livres de sa collection acquise par le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale.
Plusieurs catalogues de ventes parus depuis 1902 ont agrandi les connaissances à ce sujet. Depuis 1904, Perzinski a publié quelques courts mais distingués essais sur les gravures japonaises. En 1907, Kurth publia son vaste ouvrage sur Outamaro.
Enfin en 1909 parut, sous la direction de M. Raymond Kœchlin, qui a organisé au Musée des Arts décoratifs les expositions annuelles dont nous parlions plus haut, un très bel album reproduisant les estampes primitives exposées au Pavillon de Marsan, en février 1909. Les excellentes et nombreuses illustrations sont accompagnées d’un catalogue raisonné par M. Vignier avec la collaboration de M. Inada. Le second album de cette collection, reproduisant les œuvres d’Harunobu, Shunsho et Koruisai, exposées au Pavillon de Marsan en février 1910, vient de paraître. Le catalogue raisonné, également fait par MM. Vignier et Inada, est précédé d’une savante préface de M. Raymond Kœchlin. Ces deux albums et ceux qui les suivront constituent des instruments de travail de premier ordre pour tous ceux qui étudient l’estampe japonaise.
Des notices japonaises sur des artistes d’époque plus reculée sont contenues dans les ouvrages suivants, mentionnés par Anderson:
Honcho-gwashi, 6 vol., 1693.
Mampo-zensho, 14 vol., 1694.
Gwako-seuran, 6 vol., 1740, avec une table généalogique des artistes de l’école de Kano et reproductions de peintures fameuses.
Pl. ir. Pag. 34.
Masanobu (1685-1764). — En bateau sur la Sumida Impression à deux tons, rose et vert.
Collection H. Vever, Paris.
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Ouvrages du xix' siècle :
Kun in hosho, 1810.
Kocho meigwashiu, 5 vol., 1818.
Shogwa shuran, 1836.
Gwajo yoriaku, 2 vol., 1850.
Shogwa zensho, 10 vol., vers 1862.
Grajin-riaku-nempio , 1882.
Shogwa Kaisui, 3 vol., 1883.
Une des principales sources d’information est le Ukiyoye ruiko , qui existe au British Muséum (dans un manuscrit de 1844) et ailleurs, et qui fut ensuite imprimé. Le tirage original date, dit-on, de 1800, et fut graduellement augmenté parle peintre Keisai Yeisen, entre autres, en 1830.
Le Musée Guimet, à Paris, avait l’intention d’en publier en 189^ une traduction française, par Kawamura (Voir Deshayes, Considérations ) ; mais jusqu’à présent rien n’a paru. D’après l’Outamaro de Kurth, trois sources japonaises, employées pour le catalogue Barbouteau, sont particulièrement importantes ; ce sont :
i° Mon cho gwaka jin mei ji sho, par Kano Hisanobu, 1894, 2 vol.
2° Nihon bijutsu gwaka jin meisho den, par KigushiBunzan, 1892, 2 vol.
3 0 Zoho ukiyoye ruiko, Tokio, 1889 '• nouvelle édition en 1901.