‹ Les établissements de Saint Louis (volume 2)Chapitre 293 sur 354 · LIVRE Ier, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE Ier, CHAPITRE

« duroit jusques à tant que le degré de cousin germain, c' estce à-dire le quatrième degré de parenté eut esté passé, et que la « parenté fut du quart au quint qui estoient les degrez où les « mariages estoient permis suivant le en. Non débet, Extra, « De consanguinitate. Le sens de ce chapitre est donc qu'il n'y « a point de rachat, tant que le parage dure. Voyez Cosme « Beschet dans son Commentaire sur les usages de Xaintes, « p. 149, ligne -18. p. 156, ligne 14, et p. 158, vers la fin, et « ce qu'on remarque sur le ch. 42 (présente édition, 4G) de ce a livre. » (Laurière.)

T. II, p. 34, ligne 2, note 25, franchise. — Sur ce mot franchise fourni par tous les mss. des Et., y compris L[ 0{, Laurière fait cette observation : « Le parage est appelle franc parce « que l'aîné qui garantit ses puinez sous son homage, les affran- « chit de tout devoir, pendant que le parage dure. Demander « franchise n'est donc icy autre chose que demander la garance tic en parage, ce qui ne peut estre demandé que par les. couce sins germains, ou autres plus proches parens, c'est-à-dire « par ceux qui sont dans le quatrième degré ou plus prés, « parce que le parage finit dés que la parenté est du quart au a quint degré.

« Dans l'ancienne Coutume d'Anjou glosée il y a : Nul « homme ne puet demander fraresche ne partie, se il n'est « cousin germain ou plus prés. » Suivant cette Coutume « il « faudroit dire qu'on ne pourroit demander partage, si l'on « n'estoit cousin germain ou plus près, car fraresche et par- « tage ne sont qu'une mesme chose; ce qui n'a aucun sens. » (Laurière.)

Malgré ces observations de Laurière,. j'ai repris fraresche dans s 'C, ÏJ et l'ai substitué à franchise fourni par les mss. des Établissemens : fraresche, en effet, est souvent synonyme de parage, ainsi que du Gange l'a établi ' : demander fraresche serait donc quelque chose comme demander les avantages du parage et deviendrait un synonyme de l'expression demander franchise préconisée par Laurière. Quant aux deux mots ne partie de la

1. Du Cange, Du f rerage et du parage, Dissert., III, à la suite de Y Histoire de saint Louys, par Joinville. Paris, 1668, pp. 148, 150.

Coutume glosée, ils n'appartiennent ni à la Coutume primitive de Touraine- Anjou, ni à aucun ras. des Établissements.

Cette synonymie de parage et de frerage en certains cas n'est pas surprenante : il est bien certain que dans son sens primitif frerage ou fraresche est synonyme de partage et plus particulièrement encore de partage entre frères; or le parage suppose précisément un partage ou frerage préalable. On voit que les deux mots se rejoignent : je traduisais tout à l'heure demander fraresche par demander les avantages du parage : c'est peut-être aussi demander le partage dans les conditions particulières qui entraînent le parage.

Sur la synonymie de franchise et de fraresche voyez cidessus t. II, p. 23, note 34, et les textes cités t. Ier, p. 376.

T. II, p. 34, ligne A. rachat. — « Le rachat est un droit « féodal dû au seigneur, et qui a lieu en général pour toutes « les mutations non sujettes au quint ou aux lods et ventes. Le « droit de rachat dans la Coutume de Paris consiste en une « année du revenu des biens qui y sont sujets, ou en l'estima- « tion faite de ce revenu par experts nommés tant par le sei- « gneur que par le vassal, ou en une somme offerte de la part « du vassal, au choix du seigneur, qui a quarante jours pour « se décider, d'après les offres qui lui en ont été faites. » iAup.é de Saint-Marto.) Cf. Beautemps-Beaupré, t. IV, pp. \ 8-1-1 Sc>.

26. Notes sur les Établissements, liv. 7er, ch. 23 (ci-dessus t. Il, pp. 34, 35).

Voyez, en général, sur ce ch., ci-dessus l. Ier, pp. 168, -169.

Textes dérivés : Livre des droiz, 423; Règles coût, bref., Ve série, art. 4.

Rapprochez : Et., liv. Ier, ch. 10, 12, 134. 147; Comp., \\\.

A lire : A. de Barthélémy, Étude sur les lettres d^anoblissement, pp. 7, 8; A. de Barthélémy, dans Bibl. de l'École des chartes, Ve série, t. II, p. 128.

T. II, p. 34, ligne 8. de gentil famé. « Voir l'art. 252 de « la Goust. d'Anjou. » (Du Cange.)

T. II, p. 34, ligne 8. Villain. — « Villa, dans les auteurs du « moien temps, est ce que les Latins appellent vicus. La vie de

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