LIVRE Ier, CHAPITRES
« sèment, pp. 83, 84, 85. Voyez les notes sur l'ordonance de « Philippes III, de l'an -1275. » (Laurière.)
T. II, p. 80, ligne 4. Et einsi seroit il se il gisoit o la famé son home, etc. — « Voyez les notes sur le ch. 50 cy-dessus « (prés, édit., liv. Ier, ch. 54) , le ch. 60 de la très anciene « Coutume de Bretagne et les art. 664 , 662 de la nouvelle. » (Laurière.)
Le principe posé ici donne la clef juridique de ce passage d'un historien tourangeau : 1202. Johannes, rex Anglix fîde.m quam promiserat obliviscens, Hugoni Bruno comiti Marchix Isabellam flliam Aimari comitis Engolismx quam ipse desponsaverat violenter abstulit, et sibi matrimonio copulavit. Talibus injuriis Aquitani proceres lacessiti homagia sua régi Anglix reliquerunt et se ad regem Franciœ, fidelitate pollicita, contulerunt, etc. [Chronicon Turon. magnum dans Salmon, Chron. de Tour., p. -146).
T. II, p. 80, ligne 6. ou se li hom avoit aucune de ses parentes. — « Voyez cy-dessus le ch. 51 avec la note (prés. « édit. , liv. Ier, ch. 55) . »
58. Notes sur les Etablissements, liv. PT, ch. 57 (ci-dessus, t. Ier, pp. 80-82).
Textes dérivés : Livre des droiz, 439; Abrégé champenois, 406, 407.
Rapprochez : Coutume glosée (texte très corrompu) dans Beautemps-Beaupré, 4™ partie, t. Ier, pp. 246, 247; Coût, dite de 1444, art. 73, 74, 75, Ibid., p. 427, 428.
« Ce chapitre, quoyqu'il n'en soit rien dit dans le titre, parle « de deux choses, de la garde et du lige estage. » (Laurière.)
T. II, p. 80, ligne 44. qui li doivent sa garde. — « Chopin, « liv. Ier, in Consuet.And., c. 43, et liv. III, Dedoman., Ut. 4 8, « § 8, a traité des gardes qui estoient deuës aux châteaux des a seigneurs par les vassaux : c'est ce qui est appelle eschar- « gaita dans la charte des lihertez de Jasseron en Bresse aux « Preuves de l'hist. de Bresse, p. 4 07. L'ancien interprète de « Guill. de Tyr, liv. III, ch. 4 2, locatis in girum excubiis, « tourna ainsi ces mots : ils firent leur ost bien eschargaiter.
« Et le Gloss. lat. franc. : excubise, veillées, gaites, escliaugaites. « Voyez les Goust. d'Anjou, art. 436, ^ 74 ; du Maine, art. -146, « 494 ; de Tours, art. 98, 99; de Loudun, ch. 8; art. 4, 5, 6-, « Littleton, Sect. 111. » (Du Cavge.)
« Cecy est une suite des guerres privées et des incursions « que plusieurs Barbares ont faites ancienement dans le royaume « comme les Maures, les Normands, les Cottereaux, etc.
« Dans ces cas malheureux, les pauvres habitans de la cam- « pagne se retiroient avec leurs femmes, leurs enfans et leurs « meilleurs effects dans les châteaux de leurs seigneurs, et les « seigneurs qui vendirent cette protection, cette deffence ou « cette advouerie le plus cher qu'ils purent, assujetirent leurs « hommes ou sujets au droit de garde, qu'ils se firent payer en « bled, en vin, ou en argent, et les obligèrent de plus à faire le « guet. Vide titulum Codicis Theod., De patrociniis vicorum, « t. IV, p. 473, et ibi Jacob. Goth., et ce que j'ay remarqué « dans mon Glossaire sur Avoiierie.
« Les seigneurs en plusieurs lieux allèrent jusqu'à forcer « leurs sujets aux réparations des châteaux, comme il se void « par l'art. 4 7 du titre 25 de la Coutume d'Auvergne...
« Ces conventions estoient différentes suivant les différents « lieux, car il y en avoit où les hommes estoient obligez à la « garde avec leurs femmes, et d'autres où ils n'estoient pas « obligez d'amener leurs femmes, comme il se void par ce cha- « pitre. » (Lacrière.)
T. II, p. 8 4 , ligne 2. et se il la doit sanz famé, etc. — « Tous « ceux qui avoient des fiefs n'avoient ou le moyen ou le droit « de les fortifier, ainsi que le remarque Jean Faure, ad leg. 4 0, « Cod., De xdificiis privatis. Et comme ils estoient obligez de a se retirer avec leur famille et leurs effects dans les châteaux « de leurs seigneur, ils estoient aussi obligez de mener avec « eux leurs femmes, et, quand ils n'en avoient pas, ils dévoient « mener avec eux leurs sergents, c'est-à-dire leurs serviteurs, « ou leur ménage, ainsi qu'il est dit dans le ch. 48 de l'anciene « Coutume d'Anjou glosée <... Voyez l'art. 436 de la Coutume « d'Anjou avec les commentateurs. » (Laurière.)
1. Cf. ch. 50 dans Beautemps-Beaupré, lre partie, t. Ier, p. 247.