LIVRE Ier, CHAPITRES
diverses redevances, furent libérés de cette garde et de ces redevances moyennant l'institution d'une joyeuse royauté annuelle : les habitants durent élire chaque année un roi de Carbay dont les fonctions humoristiques et les droits sont décrits dans une analyse du xvnie s. conservée aux Archives d'Indre-et-Loire (liasse provisoire intitulée en 4 882 : Marmoutier, à classer).
Dans un acte de foi et hommage de -1463, on voit encore un certain Jehan Barbier déclarer qu'il doit quarante jours de garde au château de la Haye pour son fief de Bruneau. (Carré de Busserolles, Dict. géog. d'Indre-et-Loire, t. III, p. 328.)
T. II, p. 84, ligne 4 0. dëist qu'il s'en fust aies pour dey aster son liye estaye. — « Voyez les art. -134 et -135 de la Coutume « d'Anjou et l'art. 6 de la Coutume du Loudunois au titre des « Loyaux aydes.
« Ancienement étage signifioit maison et Yétayier estoit celuy « qui avoit son domicile en un lieu, comme il se void par plu- « sieurs articles de la Coutume d'Anjou. » (Laumère.)
Sur agastir, du texte de Du Cange, cet auteur dit : « gaster, « du mot latin vastare, vignes ayastir, au ch. 430. » (Présente édition, liv. Ier, ch. 436.)
59. Notes sur les Établissements, liv. Ier, ch. 58 (ci-dessus t. II, pp. 82-85).
Voyez ci-dessus t. Ier, p. 170.
Textes dérivés : Livre des drois, 440; Ane. usayes d'Artois, XVII, 4.
Bapprochez : Et., liv. Ier, ch. 67 in fine.
T. II, p. 82, ligne 7, et p. 83, ligne 4. rt porte : il doit jurer que il dira vrai. (Beautemps-Beaupré, Coust. et instit. , 4 re part. , t. Ier, p. 248.)
T. II, p. 83, ligne 4. quant il... perdus manque dansX1.
T. II, p. 83, ligne 3. si li remaindra ses palefrois et li roncins son escuier. — a Le palefroy, comme l'on void, estoit le « cheval du vassal, et le roussin estoit le cheval de son escuyer; « d'où il résulte que le palefroy estoit de plus grand prix que « le roussin.
« Palefroy vient de paraveredus, qui signifioit le cheval dont
« on se servoit pour aller en diligence, dans les chemins milice taires ou de traverse, suivant la remarque de Jacques Godefroy, « ad legem A, Cod. Theod., De cursu publico. Vide Gujac. ad a tit. Cod.. De Cursu publico ; Cangium in Glossario, Yossium, « De vitiissermonis, et M. Ménage dans ses Etymologies.
« Dans le petit dictionaire ancien que le P. Labbe a fait « imprimer après ses Ety?nologies, palefroy est rendu par le « mot gradarius, qui signifioit un cheval qui marchoit vite ou « qui alloit l'amble, comme il paroist par ces deux vers :
« M'en aloie de grand aleure « Si corn palefroy l'ambleure.
« Quant au roucin, c'estoit un cheval de service et propre à « la guerre. Voyez le ch. 83 de l'anciene Coutume de Normance die. Brunet dans son Trésor manuscrit dit que le roussin a estoit un cheval de somme, mais ce chapitre prouve le concc traire, le roussin y estant distingué du sommier. Du mot ross a allemand qui signifie cheval on a fait roussin. » (Lacrière.)
Rapprochez la Gurne de Sainte-Palaye, Mém. sur V ancienne chevalerie, t. Ier, pp. 22, 50, 54. Nous voyons en 4248 un sommier estimé 300 s. et plus tard un roncin estimé 50 s. [Liber bonarum gentium, copie de D. Bétancourt, p. 4 64, 337; transcript. de Salmon, p. 463 et passim dans ms. de la Bibl. de Tours 4267.) Le roncin de service tout équipé est estimé 60 s. dans Jostice et plet (p. 239).
Rapprochez ce passage de la charte de Thibaut VII pour la commune de Provins (4268) : Et si voulons que chevaux à chevauchier ne armes à cez de la commune de Prouvins ne soient prinses pour dete, ne pour pleige, ne pour autres missions. (Charte de Thibaut VII dans Bourquelot, Hist. de Provins, t. II, 1840, p. 449.)
T. H, p. 83, ligne 7. et sa robe à cointoier. — « Sa princier pale robe et dont elle se sert dans les jours solennels. Coince toier vient de coint et coint de comptus. Voyez ci-aprés le « ch. 64 (présente édition, liv. Ier, ch. 67). » (Du Cange.)
ce Ce mot est fréquent dans le Roman de la Rose. » (Lacrière.)
T. II, p. 84, ligne 4. et / ceinture. — « Voyez mon Glos-