LIVRE Ier, CHAPITRE G
« Delalande remarque très bien que dans ces quarante jours « on ne comptoit pas l'aller et le revenir. Voyez cet autheur « p. 63. » (Laurièee.)
Sur le service de 40 jours cf. Guérard, Polypt. cTIrminon, t. Ier, 2e partie, p. 665, note 21 ; Marchegay, Archives d'Anjou, t. II, p. 234.
T. II, p. 96, ligne \ . Et se li rois les voloit plus tenir, etc. — Ces lignes sont très importantes : elles résument un état de choses qui a été trop souvent perdu de vue. Philippe-Auguste disait que ses prédécesseurs, pour avoir été trop pauvres et n'avoir pu dans les temps de nécessité, donner une paye à leurs chevaliers, s'étaient vu enlever par guerre une bonne partie de leurs États 1 . Nous avons d'ailleurs des exemples assez fréquents de ces payes au profit des chevaliers :
Du moment que le roi doit payer ses chevaliers, si la guerre dure plus de 40 jours, on s'explique qu'en \ 234 , dans la guerre contre le comte de Bretagne, le roi ait dû payer ses chevaliers2. Du moment qu'il doit rétribuer ses chevaliers s'il les mène hors du royaume plus de 40 jours, on comprend que saint Louis ait soldé les chevaliers qu'il emmena à la croisade3.
Les soldes exigées au xive s. par les nobles lors des guerres contre les Flamands et les Anglais n'étaient donc point une innovation''.
T. II, p. 96, lignes 6, 7. il nHroient mie, etc. — C'est évidemment ce droit que Philippe le Hardi confirme le 17 juillet 4276 aux nobles de la sénéchaussée de Carcassonne (Vaissète, Hist. de Languedoc, t. IV, pr., col. 65).
T. II, p. 96, ligne 9. Et nule dame ne doit ne ost, ne chevauchiée. — « Quoyque les femmes des coùtumiers ne fussent pas
1. Cf. Lunaire dans Ann. de la Facidté des lettres de Bordeaux, déc. 1880, p. 365.