‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 127 sur 404 · Et., liv. II, ch · texte numérisé non relu

Et., liv. II, ch

182i INTRODUCTION.

invitation ou qu'il s'y refuse, tout dommage causé désormais au plaignant sera imputé à la partie adverse : il y aura, dès lors, cas de trêve enfreinte, « une des granz traïsons qui soit, » et, en Anjou, le coupable sera pendue

On voit que la guerre privée trouve une limite efficace dans l'assurement ordonné à la requête de l'une des parties.

L'idée de ces trêves ou paix imposées par l'autorité date de loin : les Lombards ^ les connaissaient : mais ce mode de pacification s'est singulièrement développé au xiii^ siècle^ : en 1245, le pape Innocent IV écrit aux évêques de Tournai et d'Utrecht'* de forcer les clercs de ces diocèses à accorder des trêves quand ils en sont requis. La même année, saint Louis^ va plus loin : il ordonne à ses baillis de faire conclure des trêves de cinq ans quand même ils ne seraient saisis par aucune des parties, -— cette mesure est prise en prévision de.

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