Hévin sur Frain, 1684, t. II, p. 554 et suiv
5. D. Morice, Mémoires 'pour servir de preuves à Vhistoire de Bretagne, t. I, 1742, col. 1166 et suiv. (d'après une pièce imprimée à Rennes en 1736), t. II, 1744, col. 1783 et suiv. (d'après un ms. de la très ancienne Coutume daté de l'an 1454 ; c'est aujourd'hui le ms. fr. 14398 de la Bibliothèque nationale).
l'influence. 291
traite avec quelque précision du droit de lamille; à cette occasion, il copie le plus souvent, soit les Etablissements^ comme Ta écrit Hévin (qui croit ce célèbre recueil émané de saint Louis), soit plutôt la Coutume d'Anjou; car les sept premiers chapitres du livre P"" et le livre II ne font pas sentir leur influence.
Avant d'arriver à la partie principale de l'Assise, c'est-àdire aux deux articles qui règlent les successions féodales, j'énumérerai brièvement les passages empruntés à la Coutume d'Anjou : les gentilshommes ont sur leurs tenanciers un droit d'expropriation moyennant indemnité, ou plus exactement, échange suffisant^ : quand une terre est échue en main de rachat, le suzerain peut continuer la vente de bois commencée^ Cas de haute justice^ parage^ aides féodales^ exemption de droits de vente en faveur des gentilshommes^, duels entre gentilhomme et vilain '', droits du fils aîné quand il est fait chevalier ou qu'il se mariée majorité féodale de vingt-un ans^, liberté laissée à la femme pour le choix d'une cour de justice dans les procès relatifs aux douaires ^^, biens sur lesquels porte le droit de douaire ^^ , tels sont les chefs de l'Assise copiés ou abrégés sur la Coutume d'Anjou. Dans un de ces chapitres, la Coutume d'Anjou, dont le texte n'était pas suffisamment précis^ est heureusement complétée par un mot qui manquait dans l'original : en effet, Jean II, copiant