‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 253 sur 404 · Ms. misent · texte numérisé non relu

Ms. misent

2. Archives hist. du Poitou, t. VIII, pp. '383, 384. (Document publié par M. C. de la Ménardière.)

3. Au xvni° siècle, dans la requête dont il sera question ci-après.

l'influence. 321

cette question ; mais je constate que la noblesse mirebalaise essaya plusieurs fois de rejeter ce système successoral qui rénervait : en 1508, le châtelain de Mirebeau demande, au nom des Etats de la chàtellenie, l'introduction de Tusage angevin du partage des deux tiers au tiers ou plutôt, au fond, l'introduction de l'usage tourangeau et loudunois, car la part des puînés leur serait attribuée en pleine propriété^ : au xviif siècle, les nobles du même pays rédigent une requête tendant, elle aussi, à l'application de la Coutume angevine en Mirebalais.

L'une et l'autre tentative furent stériles ^ ; et la noblesse mirebalaise ne put arrêter ni conjurer sa décadence : « Il est « évident, disait-elle, qu'une grande pauvreté des familles « nobles du Mirebalais doit résulter nécessairement du par- « tage égal des biens, car les mœurs des nobles du petit païs « de Mirebalais, enclavé dans les grandes provinces d'An- « jou et de Poitou, sont nécessairement les mêmes que celles « des nobles de ces provinces; or, dans ces provinces, les « nobles ne cultivent point la terre, n'exercent ni les arts, « ni le commerce, et n'ont d'autre revenu que celui du pa- « trimoine dont ils ont hérité en terres ou autres biens : les « nobles du Mirebalais avec les mêmes mœurs n'ont donc « que le même revenu, et sont par conséquent, en consé- « quence du partage égal de leurs biens, très pauvres^. »

L'influence de la Coutume tourangelle et loudunoise ne

L'assertion contenue dans cette requête me laisse des doutes : au commencement du xvi« siècle, la noblesse mirebalaise ne laisse point entendre que le régime successoral dont elle se plaint soit chez elle un fait nouveau et le produit d'une importation récente.

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