‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 258 sur 404 · Abrégé, ch. XLVII · texte numérisé non relu

Abrégé, ch. XLVII

quelques préoccupations particulières* m'avaient fait songer tout d'abord à la ville de Reims : je trouvais comme un air de famille entre certains paragraphes de Y Abrégé et divers passages des nombreux et importants textes rémois publiés par M. Varin^ : mais si nous possédions une collection de textes juridiques du moyen âge provenant de Troyes, d'Auxerre, de Châlons ou de toute autre ville champenoise, nous rencontrerions probablement aussi plusieurs de ces analogies trop délicates, trop fugitives pour servir à déterminer une origine. Aussi bien, la quotité disponible du tiers des propres inscrite dans notre Abrégé^ comme usitée en Champagne n'était précisément pas en vigueur à Reims, au moins au xv^ siècle : et, de plus, les jurisconsultes rémois se plaisaient à distinguer la Coutume de Reims de celle de la Champagne^.

1. Voyez mes notes sur les ch. III, XXV, XL VII, XLIX, LI, LU de V Abrégé,

2. Je remarquais aussi qu'un chanoiue de l'église d'Orléans, docteur en l'université de cette ville, doyen en 1297, plus tard évêque (Guillaume Grosparmi), jouait un rôle à Reims au commencement du xiv« siècle (Varin, Archives administratives de la ville de Reims^ t. II, p. 85) : je me demandais si ce personnage n'avait pas fait connaître aux Rémois l'œuvre orléanaise et s'il n'était pas pour quelque chose dans la rédaction de cet Abrégé. (Je dois d'utiles renseignements sur Guillaume Grosparmi à un savant Orléanais M. Jarry, dont l'érudition obligeante et communicative est inépuisable.)

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