‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 302 sur 404 · Coût, de Touraine- Anjou, § 3; cf. Et., liv. I, ch · texte numérisé non relu

Coût, de Touraine- Anjou, § 3; cf. Et., liv. I, ch

5. Cette tendance se manifeste déjà dans la CompiL, art. 63. Cf. Coût, glosée, art. 4 dans Beautemps-Beaupré, l''^ part., t. I, p. 188; Coût, dite de 1411, art. 153, in fine; Liger^ art. 426, 438; Coût. d'Anjou de 1508, art. 222, 227; du Maine de 1508, art. 238, 239, 247.

6. Coût, de Touraine de 1461, titre : Des successions de fiefz et autres héritaiges (xxv), art. 11; Coût, de 1507, ïbid., art. 14; Coût. de 1559, art. 273. (Dufrementel, Ibid., p. 278.) Ici le Loudunois suit le droit de l'Anjou.

7. Coût, de Tour. -Anjou, § 14; cf. Et., Uv. I, ch. 23. CompiL, 69.

l'influence. 385

Coutume de Touraine garda (sauf diverses exceptions) ce droit absolu de l'aînê^ jusqu'en 1789. L'Anjou et le Maine modifièrent, à diverses reprises, le droit primitif : dans ces deux provinces, on restreignit, dans les successions collatérales de frère aîné à frères, la part du frère (devenu l'aîné) aux deux tiers, et on accorda un tiers aux puînés : on exclut, pendant un temps, les puînés mâles de toutes les autres successions collatérales^ Puis on abandonna ce système bizarre si favorable aux femmes et on accorda, en toute succession collatérale, les deux tiers à l'aîné, un tiers aux cadets mâles ou femelles.

Ainsi, en ce qui touche le régime des successions, la Touraine est restée bien plus fidèle que l'Anjou et le Maine au droit primitif. J'en dirai autant du Yendômois, pour ce qui concerne les successions directes : le Vendômois, comme la Touraine, a maintenu aux puînés mâles leur tiers en pleine propriété. Il en était de même dans quelques autres localités ^

Je m'explique ces faits en me rappelant que Tours n'était pas, comme Angers, au xiv^ et au xv^ siècle, un centre juridique. On n'y remuait pas : on n'y débattait pas le droit, et il y restait stationnaire.

Je me trompe : il se transformait moins, mais il marchait aussi ; car, sur beaucoup de points, les trois provinces évoluent dans le même sens et font subir au droit primitif les

1. Goût, de Touraine de 1461, titre : Des successions de fiefz (xxv), art. 21; Coût, de 1507, Ibid., art. 24; Coût, de 1559, art. 282. (Dufrementel, Ibid., p. 291.) Toutefois une certaine atteinte fut encore portée aux droits de Taîné dans la dernière rédaction de la Coutume de Touraine. Il suffit, pour s'en convaincre, de comparer l'art. 21 du titre xxv, Des successions de fiefz de la rédaction de 1507 avec l'art. 279 de la rédaction de 1559. Cf. Dufrementel, Conférence de la rédaction de la Coût, de Touraine, etc., t. I, pp. 268, 287, 288.

Page 1