‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 320 sur 404 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p

4l2î INTRODUCTION.

Etablissements, un texte français en vers et en prose commençant ainsi : « En l'an de dix et sept et trente | tenens de XIII cens la sente | ung prince de royal noblesse, etc. » (Conseils aux princes). A la suite de VEœplicit des Etablissements je lis ces mots : « mon ami Pierre Yoier, notaire » (écriture du xvi^ ou du xvii^ s.).

Çà et là essais de plume et notes insignifiantes d'une écriture du xvf s. Notes diverses sur le premier feuillet de garde : je relève celle-ci : « Ce livre m'a esté légué dans le « testament de M^ Tornié, advocat étant (?) en capitoul de « Tholoze du rett. par An. (?) Sentis (?) chargé envers « M'" son frère et son héritier (?) par receu mis au bas de « l'espedicion dudit testament le 29^ Aost 1693. »

Le catalogue des mss. de MontchaP, archevêque de Toulouse, contient cet art. : « Cod. CLIX. Un livre in4 manus- « crit en parchemin de lettre fort ancienne, avec beaucoup « d'enlumineures, sans commencement; le titre duquel, « comme il se voit au commencement du second livre, est « tel, li premiers livres des établissemens H roi de « France, selon l'usage de Paris et d'Orléans, et de « toute baronie. A la fin de ce volume, il y a un autre livre « sans titre, lequel est en prose, mais le commencement et la « fin sont en vers : il traite de politique et de morale ^. » La provenance toulousaine du ms. fr. 15352 et son contenu, rigoureusement conforme à l'indication bibliographique que je viens de transcrire, ne permettent pas de douter qu'il n'ait appartenu à Montchal.

1. Sur la Bibhothèque de Charles de Montchal voyez Delisle, Cabinet des manuscrits, t. I, p. 271.

2. Bibliotheca Caroli de Montchal dans Montfaucon, Bihliotheca bibliothecarum manuscript. nova, Parisiis, t. II, 1739, p. 904. — Cf. Bibl. mun. de Caen, ms. 95, in-4. Catalogus bibliothecse ma" nuscriptx illustr. et révérend, domini domini Caroli de Montchal. Un extrait de ce ms. m'a été fourni par mon ami Paul Meyer, et m'a mis sur la voie de cette identification.

LES MANUSCIUTS. 413

Ce ms. est devenu depuis la propriété de Joubert. Veœ libris de cet amateur figure sur le plat supérieur à l'intérieur du volume. On peut donc l'ajouter à la petite liste des manuscrits de la Bibl. nat. qui viennent de Joubert ^

Laurière a utilisé P dans ses notes : il l'appelle « le ms. de M. Joubert ».

Ane. cote : « Suppl. fr. 751. »

Q = Etablissements dans ms. fr. 5248 (Bibl. nat.). — Parchemin. Hauteur 0,247 ; largeur 0,160. — Ecriture de la fin du xiii'' siècle. Premiers mots du second folio

recto des Etablissements : « seire ne riens ne dira

contre les tesmoinz. » Le ms. fr. 5248 contient : 1" les Etablissements de saint Louis; 2° une série d'axiomes de droit (fol. 55 verso) ; 3° les anciens Usages d'Artois publiés par Maillart (fol. 57 recto et suiv.) ; 4° les Coutumes de Ponthieu, Yimeu, Amiens publiées par Marnier en 1840 (fol. 126 et suiv.). Les Etablissements n'ont pas de table. Les chapitres ne sont numérotés que fort rarement. Pas de miniature : une place avait été réservée en tête de l'ouvrage pour recevoir une miniature qui n'a jamais été faite. Lacunes importantes : au liv. P'", les ch. 41, 60, 61.

A la fin du vol. on lit la note suivante :

« Ghe livre chy est à Hugues d'Aux et le a acheté à Yve « Baron. »

Cette note autographe , écrite au commencement du xvi^ siècle, a été barrée. Elle est suivie de cette autre indication de propriétaire :

« Jacobus Perierius Gonstantinas, Rothomagensis practicus,

« jure vendit! me possidet anno 1549. »

« Perierius. »

C'est évidemment Hugues d'Aux qui, au commencement

du ch. 56 au liv. T\ a ajouté en marge les mots : « à son

home » qui manquaient dans le ms. (fol. 11 recto). C'est

L Les mss. de Joubert sont arrivés à la Bibl. en 1777. (Delisle, Cabinet des manuscrits^ t. I, p. 548.)

lui également qui a ajouté le mot « nota » en marge du ch. 95 au liv. P^ et du ch. 28 au liv. IL

En marge du ms., à l'endroit correspondant au ch. 87 du liv. P'', je crois lire ou soupçonner : « M® Giraud ». Bigot a été propriétaire de ce ms. ; ses armes sont collées deux fois à l'intérieur K Anciennes cotes : « Bigot 287 » — ; « L 25 » — ; « 9822 ».

R = Ms. fr. 18096 (Bibliothèque nationale). — Parchemin. Hauteur 0,350 ; largeur 0,250. Écriture de la fin du xiif siècle. Premiers mots du second folio recto : « Comment l'en doitapeler son seingnieur » (c'est une des rubriques delà table). Table en tête de Fouvrage. Pas de numéros aux chapitres. Une seule miniature au début de l'ouvrage (fol. 3 verso du ms.). En marge quelques notes du xiii^ ou du commencement du xiv^ s. ; c'est très souvent le résumé d'un titre de chapitre, quelquefois une idée qui a frappé le lecteur. Lacunes importantes : au liv. P*" lech. 61, le dernier paragraphe du ch. 154 et le ch. 155. E paraît avoir été collationné, au moins en partie, une fois la copie faite. Ainsi, au ch. 7 du liv. P*" (ci-après t. II, p. 16) le copiste avait écrit par erreur après depecier ces mots : les erremenz du plet. Ces quatre mots inutiles sont surmontés du mot « vacat » (ms. fol. 5 recto, 2^ col.). Ainsi encore au ch. 30 du liv. II (voyez ci-après t. II, p. 424) le copiste avait écrit par erreur après hom (4^ mot de ce chapitre) les mots desavoe son seingnieur (ms. fol. 32 recto, 2^ col.); à la collation ou au moment même de la copie, cette faute a été aperçue et on a écrit avec raison au-dessus de ces trois mots inutiles : « vacat » (écriture de la fin du xiif siècle). Sur le plat supérieur du vol. à l'intérieur, je lis : « Les

L Les mss. de Bigot, sauf trois, ont été acquis en 1706; les trois non acquis en 1706 le furent en 1731. (Delisle, Cabinet des manuscrits, t. I, p. 328.) — Sur ce ms. cf. Marnier, Ancien coU' tumier inédit de Picardie, pp. xn, xni.

« establissements du roy de France. Sez (sic) présent livre « ast(5zc) estez donez à Monseigneur, Monseigneur de Vode- « mont, 1594, de la part de son très obéissent serviteur : « Nicolas Hautoys^. » — Et au-dessous : « Recicourt. » Ce ms. a appartenu à Ghantereau le Febvre qui l'a utilisé pour la publication de quelques chapitres des Etablissements^. C'est celui que Du Cange a reproduit. Anciennes cotes : « S' Germain Harlay 414 » ; — « 1382 ».

R'=Ms. fr. 16198. —Papier. Hauteur 0,360 ; largeur 0,222. Écriture du xv!!*" siècle. Premiers mots du second folio recto : « De gentille femme qui est hoirs » (rubrique de la table). Table en tête du vol. Pas de numéros aux chapitres. Ce ms. est une copie de E. Sur un des feuillets de garde cette note imprimée : « Ex bibliotheca mss. Goisli- « niana, olim segueriana, quam illustr. Henricus du Cam- « bout, dux de Goislin, par Francise, episcopus Metensis, « etc. monasterio s. Germani a Pratis legavit. An. m dgc « xxxii. » Anciennes cotes : « 598 »; — « 306 »; — « Saint- Germain 434. »

R" = Ms. fr. 2839 (Biblioth. nat.). — Papier. Hauteur 0,301 ; largeur 0,200. Ecriture du commencement du xvii® s. Incipit du second folio recto. « D'escheoites entre frères » (rubrique de la table). Table en tête du vol. Pas de numéros aux chapitres. A la fin se trouve la note suivante :

« Le présent livre a esté extrait et deuement collationné à son « original, escript en lettres antiques sur parchemin velin daté de « l'an 1270. Et lequel original a esté donné à Monseigneur de « Yaudemont par Monsieur Nicolas du Hautoys, seigneur de Re- « cicourt; et se concordent de mot à autres {sic). »

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