Cf. ci-après, t. II, p. 435, n
3. Cf. ci-après, t. II, p. 446, n. 21. La lacune est plus grande encore dans L\ 0, 0\
4. Voyez ci-après , t. II, p. 447, n. 32. Pour les lacunes même observation qu'à la note précédente.
LES MANUSCUITS. 435
fîsent à diviser en deux branches les mss. des Etablisse- 7nents, au moins en ce qui concerne le livre II, savoir : l** N qui ne présente aucun de ces caractères, aucune de ces lacunes ou fautes ; 2" tous les autres manuscrits.
J'arrive au livre I" :
Ici encore nous serons amenés à distinguer d'une part N; d'autre part tous les autres mss. J'indique les particularités que présentent les mss. autres que N :
6" A la première ligne du ch. 1"% les mots et d'Orliens, qui n'appartiennent pas au texte primitif, sont ajoutés après Paris^. (Lacune dans J L P.)
T Au ch. 4 (ci-après t. II, p. 11, 1. 2), \emoitesmoinz est accompagné de l'épithète bons qui manque dans N. (Lacune dans J L P.)
S'' Au ch. 4 (ci-après t. II, p. IJ, 1. 9), les mots s'il viaut figurent dans cette phrase : « Tes aversaires porra « bien dire contre tes tesmoinz, s'il viaut^. » (Lacune dans J L P.)
9° Au ch. 4 (ci-après t. II, p. 12, 1. 8), le mot tesmoinz est accompagné d'un ou de deux adjectifs qui ne se trouvent point dans N. (Lacune dans J L.)
10° Au ch. 8 (ci-après t. II, p. 17, 1. 4), lemot^^^mom^ est accompagné d'épithètes (bons et loyaulz) qui manquent dans N. (Lacune dans J L P QRS C BOT.)
On remarquera que, dans ces cinq cas, N est d'accord avec les mss. des sources des Etablissements, tandis que les autres mss. s'en écartent.
Je crois donc être en droit de maintenir pour le liv. P"" la classification qui s'impose pour le liv. II et de former encore
1. Cf. le présent vol. ci-dessus, p. 7, et ci -après, t. II, p. 2,n. 7.
2. Cf. ci-après, t. II, p. Il, n. 21. — 0' porte : « se il ne veut. »
deux groupes : d'une part N; d'autre part tous les autres manuscrits^
Il faut ajouter immédiatement que, par suite d'une circonstance, à mon avis fortuite, les ch. 10-175 du liv. I*"" manquent dans N. Cette lacune — il ne s'agit pas d'une lacune matérielle — correspond à toute la Coutume de Touraine- Anjou. Elle paraît fortuite, ai-je dit; en effet, dans le ch. 33 au liv. II, N renvoie à la Coutume de Touraine-Anjou en ces termes : « si come il est dit dessus. » iV suppose donc, comme les autres mss., que la Coutume de Touraine-Anjou fait partie de l'ouvrage. Si, en fait, elle manque dans N, c'est par suite d'une circonstance que je suis en droit d'appeler fortuite.
J'userai de la liberté qui appartient à chacun de donner à un mot la signification que bon lui semble, pourvu qu'il en prévienne le lecteur, j'userai, dis -je, de cette liberté en appelant N première édition. Nous trouverons plus tard une seconde, une troisième, une quatrième édition. Mais avant d'entrer dans ce détail, il convient de donner place à une observation générale importante.