CHAPITRE II
TOUS LES MANUSCRITS SUBSISTANTS DES ÉTABLISSEMENTS DÉRIVENT NON DE l'ORIGINAL, MAIS d'uN INTERMÉDIAIRE PERDU.
Tous les manuscrits des Etablisseme^its paraissent
\. J L sont, il est vrai, en déficit en ces divers passages. Mais les comparaisons que nous a fournies le livre II prouvent que, pour ce livre H, yL appartiennent au grand groupe qai s'oppose à N. Nous verrons d'ailleurs un peu plus loin que / tient d'aussi près que possible k G H I K U; L k F.l\ est souverainement impossible que les fragments perdus de J L s'écartent ici de leurs pro-
dériver (run ins. juM'dn ^ qui se signalait par certaines erreurs que nous pouvons déterminer. Voici les i)assages auxquels je fais allusion.
1" Ch. i^^' au liv. pr (ci-après, t. II, p. 3, 1. 7, n. 34). La phrase « ce que cil nietroit à sa deffense à cui l'en » est défectueuse dans tous les mss. des Etablissements (lacune dans J L P Qi dans ^). Elle se rapproche de ce type : « ce « que l'en li met sus à sa deffense à cui l'en. »
2° Ch. 2 au liv. Y' (ci-après, t. II, p. 8, n. 18). Tous les mss. des Etablissements, sauf/ qui a la bonne leçon et T qui a : premiers, portent : prevost au lieu depriieves (lacune dans / Z P), Si la bonne leçon prueves est revenue dans I, il ne faut attribuer cette circonstance qu'à une correction intentionnelle ou à un hasard heureux.
3° Ch. 3 au liv. I'"'' (ci-après, p. 9, 1. 4, n. 38). Les mots « et qui ont esté acostumé » sont répétés à tort après le mot ores dans tous les mss. des Etablissements, sauf / T. Il est sensible que / T n'ont retrouvé que par hasard, ou par suite d'une correction, la bonne leçon fournie par les mss. des sources a p y (lacune dans J L P).
En raison des lacunes de J L P et des écarts de 7 T, les trois observations précédentes seraient peut-être insuffisantes pour démontrer que les mss. des Etablissements dérivent d'un manuscrit unique perdu, si nous n'ajoutions un mot ; il résulte déjà invinciblement du chapitre l^'" que le second groupe tout entier dérive d'un même manuscrit (voyez les
ches ordinaires : classant donc l'inconnu par le connu, nous rattacherons J L au grand groupe qui s'oppose à N. — P est quatre fois en déficit; mais on verra qu'il se rattache étroitement à OQRS.
L Sur le champ ouvert à la critique par suite de cette position relative des manuscrits divisés en deux grands groupes ou familles se rattachant à l'original perdu par un intermédiaire perdu, voyez Gaston Paris dans sa belle préface à la Vie de saint Alexis^ p. 13.
observations 2, 3, 5)^ Dans le présent paragraphe nous n'avons donc pas à nous préoccuper d'écarts accidentels entre divers mss. du second groupe ou de lacunes. L'accord entre N et la presque totalité des manuscrits du second groupe prouve que les écarts de / T proviennent ou d'accidents ou de corrections.
4' Ch. 38 au liv. II (ci-après, t. II, p. 466, n. 3). La faute mi ami pour nu à nu se trouve dans tous les mss. (Lacune dans C H D T.)