Ci-après, t. II, p
présente un grand nombre de leçons supérieures* h P QRS; mais P Q II S gardent aussi plus d'une fois l'avantage. Je n'insiste pas sur cette situation relative : elle est extrêmement fréquente entre manuscrits. Le meilleur des quatre manuscrits à prologue est certainement P. J'en donnerai quelques preuves :
l*" Dans la troisième édition, le dernier mot de la rubrique du ch. 18 au liv. F" porte « estance^ ». estance est devenu « estât ce » dans P : dans Q R S ce est tombé : « estât » est resté seul. (Même leçon dans C 0 V.)
2° Au ch. 45 du liv. P^ (ci-après, t. II, p. 63, avantdernière ligne), les mots « li meffaiz » sont tombés dans Q; ont été remplacés dans R S par « il », sont restés dans P.
3° Au ch. 49 du liv. P (ci-après, t. II, p. 69, 1. 3), le mot « mostrer » est devenu « nommer » dans Q R S, s'est maintenu dans P.
4° L'observation suivante va servir encore à établir la supériorité de P sur Q R S : elle montrera aussi que R S dérivent d'un manuscrit très voisin de Q : et enfin elle nous prouvera que sur un point R S cessent d'appartenir à la troisième édition :
Le ch. 60 au liv. P% qui figure dans P, manque dans Q: il reparaît dans R S, mais avec des variantes qui prouvent que le copiste avait sous les yeux un manuscrit incomplet comme Q et que pour le compléter on s'est servi d'un manuscrit tout voisin ^ de F. Cette alliance étrangère n'est pas la seule que je remarque dans R S : j'en signalerai une seconde :
Le ch. 41 au liv. P' manque aussi dans Q et en partie dans P. Il est complet dans R S; et on constate immédiatement que cette fois encore le copiste de P aS' ou son auteur