Voyez ci-après, t. II, p. 327, n
Ce trait suffirait à prouver que N, édition distincte, est en même temps la première comparativement aux autres.
D'autres particularités déjà relevées justifient l'expression première édition. Uédition qui n'ajoute pas encore les mots d'Orliens ou qui ne supprime pas les mots de Paris au ch. l*^** du livre P"" est antérieure à toutes celles qui introduisent l'une ou l'autre de ces modifications au texte primitif. Uédition qui dans le livre II (ch. 33) mentionne la Coutume copiée en ce passage est antérieure à celles qui suppriment cette référence. Voilà autant de caractères de N.
Sur un texte qui devait être à bien peu de chose près celui de iVa été opéré un second travail, travail d'unification et d'abréviation. Le nom de l'Orléanais apparaissait très souvent dans le liv. II : on a ajouté dans le premier livre (ch. l^') le nom d'Orléans à celui de Paris; dans le livre II (ch. 4) on a au contraire ajouté les mots : « et de Paris » au mot « Orlenois » devenu « Orliens » : et ainsi on a pensé rapprocher et fondre les morceaux disparates du recueil. Peut-être a-t-on obéi au même mobile en supprimant le prologue en tête du livre II qui ne portait point encore ce titre de livre II ; c'était une entrée en scène bien solennelle entre deux parties d'un même tout. Enfin on a volontairement abrégé le ch. 33 dont la première partie a été supprimée et le titre modifié en conséquence. Plusieurs autres suppressions qui peuvent fort bien être intentionnelles ont été faites ^
Nous avons perdu ce premier travail^ opéré sur un ms. voisin de N : mais nous avons conservé deux éditions qui en dérivent. L'une que j'appelle la seconde (G H I J K U M W) diffère certainement foi't peu du travail perdu que je viens de décrire. Les rubriques de iV y sont généralement conservées.
1. Voyez ci-après, p. 460, n. 19; p. 439, n. 42; p. 420, n. 43 et passim.