‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 362 sur 404 · Voyez ci-après, t. II, p. 327, n · texte numérisé non relu

Voyez ci-après, t. II, p. 327, n

c'est Ik, en effet, son caractère ordinaire (non pas constant). Je rappelle donc la troisième.

Un mot maintenant sur l'auteur présumé des textes auxquels j'ai réservé les noms àe première, deuxième, troisième édition *.

Je ne répugne pas a admettre qu'une seule et même personne, à savoir le compilateur même des Etahlisse^nents, soit l'auteur de ces trois éditions. Une première circonstance est favorable à cette manière de voir ; ces trois éditions sont à peu près contemporaines. En effet nous possédons un exemplaire de la troisiè?ne édition {D) daté- de 1273 : la pre^nière édition nous paraissant postérieure à l'octave de la Toussaint 1272 ^ nous sommes obligés de conclure que ces divers remaniements se sont suivis avec une extrême rapidité. Cette rapidité exclut l'hypothèse de révisions se succédant peu à peu les unes aux autres à mesure que l'œuvre se lit et se copie, à mesure qu'elle réussit dans le public. Suivant toute probabilité, la première édition est aujourd'hui représentée par un seul manuscrit, parce que l'auteur y substitua presque immédiatement un texte remanié qu'il indiqua de préférence aux copistes et aux acheteurs.

Cette conclusion d'une critique externe est corroborée par la critique interne des textes. En effet, si je ne me trompe, un même esprit et une même tendance, qui va s'affirmant de plus en plus depuis la première édition jusqu'au tirage avec prologue de la troisième édition inclusivement, se révèlent à nous.

Cette même pensée, cette pensée unique et inspiratrice toujours en progrès, c'est une pensée d'unification.

Et tout d'abord l'ouvrage lui-même en procède, car le

Page 1