‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 364 sur 404 · Cf. ci-après, t. II, p. 2, n · texte numérisé non relu

Cf. ci-après, t. II, p. 2, n

Il est, on le voit, assez naturel d'admettre que ces trois grandes éditions, y compris le tirage particulier de la troisième, émanent de l'auteur même du recueil.

Cet auteur, je le répète, est probablement Orléanais ; m'objectera-t-on que le nom de l'Orléanais va s'effaçant d'édition en édition ? Défions-nous des apparences. La troisième édition qui semble, à première vue, la moins orléanaisedes trois, est précisément celle où l'influence orléanaise se fait en réalité le plus sentir ; car le compilateur y substitue dans le liv. P*" (ch. 154) un tarif Orléanais à un tarif angevine

J'arrête à la troisième édition incl. l'intervention de l'auteur àQ^ Etablissements et n'aperçois aucune raison d'attribuer les textes mixtes au même personnage. Et tout d'abord il n'est pas naturel de supposer que l'auteur lui-même se livre à un travail pénible de comparaison des manuscrits : il est d'une part trop bien et trop facilement renseigné, d'autre part trop libre avec son œuvre pour se sentir obligé d'aborder cette entreprise laborieuse. L'un des mss. mixtes, celui que j'ai qualifié quatrième édition, paraît d'ailleurs en opposition formelle avec la tendance que je viens de signaler, car au ch. 18 du liv. II une collation fait faire à l'éditeur un retour hardi et heureux précisément vers Orléans ^ dont le nom avait disparu dans tous les mss. qui nous sont parvenus, sauf iV. L répugne plus directement encore à l'hypothèse d'une révision due à l'auteur lui-même ; car l'éditeur de L s'avise quelque part de combattre directement le texte qu'il édite et de le prendre ainsi à partie : « Drois ne s'i acorde mie, etc., » alors que le texte véritable porte : « Droiz s'i acorde, etc.^ ».

Je voudrais élargir et compléter par quelques obser-

1. Voyez ci-après, t. II, p. 290, n. 22, 23, et rapprochez Uv. II, ch. 25 {Ibid., p. 418). — Joignez ce que j'ai déjà dit ci-dessus, p. 82.

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