Cf. ci-après, t. II, p. 409, n
5. Des achaz pour De V estât. Cf. ci-après, t. II, p. 174, n. 11.
sentants actuels de la petite révision pédante que je viens de signalera
L'éditeur de / a travaillé en sens inverse : il a souvent mis en français les titres latins du Digeste ou du Code de Justinien; enfin il a souvent supprimé le mot Orlenois. Une heureuse recherche ou une bonne collation semble lui avoir fait rétablir les mots De edendo, titre du Gode de Justinien dans le ch. 13 du liv. IP.
Voilà deux éditeurs discrets mais médiocres. L'éditeur de V est moins réservé ; en revanche c'est un homme fort intelligent. Il ne compare pas les mss. à la façon des éditeurs des manuscrits mixtes, lesquels sont, à proprement parler, nos devanciers : il procède plus librement et introduit d'autorité un petit nombre de leçons fort remarquables. Il supprime diverses observations oiseuses dues au rédacteur des Etablissements: guidé par son bon sens, il supprime aussi très souvent les renvois au droit romain et au droit canon : et cette opération rapproche le texte des Coutumes originales qui en sont la source, sans qu'assurément l'éditeur soupçonne ce résultat. Il l'atteint sans le chercher, ne s' étant évidemment proposé autre chose que d'élaguer ce qui lui paraissait superflu^.
1. Z est de la fin du xm« siècle, U de la fin du xiv® ou du xv^ siècle. En comparant ces deux mss. presque identiques, on serait tenté au premier abord de considérer U comme la copie de K; car on retrouve dans U certaines particularités extrêmement tenues de K. Cependant un examen plus attentif encore détruit cette impression; on constate, en effet, que dans quelques passages U conserve la bonne leçon perdue par .ff. (Voyez ci-après, t. II, p. 313, n. 4; p. 317, n. 9; p. 384, n. 32; p. 401, n. 10.) i^ ne peut donc être la copie de K. — De tous les mss. des Établissements K U sont ceux qui se tiennent de plus près.
2. Cf. ci-après, t. II, p. 361, n. 2; p. 411, n. 47 ; p. 408, n. 33; p. 419, n. 42; p. 421, n. 15; p. 345, n. 25.
3. Cf. ci-après, t. II, p. 350, n. 8; p. 388, n. 10; p. 390, n. 46 et passim.
Voici deux leçons dues à notre éditeur et qui prouvent son intelligence. Le ch. 10 auliv. II traite de la recréance, et ne parle pas des pièges, bien qu'aucune recréance ne puisse avoir lieu sans pièges; ce principe a été posé au ch. 5 du même livre. Notre réviseur est choqué de ce silence du ch. 10 à l'égard des pièges et il les introduit dans le texte *. C'est un sentiment juridique éclairé qui lui inspire cette altération. Au ch. 33 du liv. II, le même réviseur a été choqué de cette expression vague : « Et doient estre soufflsanmant ajorné comme ber par certain sergent » ; il a voulu traduire par une expression précise l'adverbe « souffisanment ». C'est ce qu'il a fait en corrigeant ainsi le texte : « Et doient estre ajorné comme (suppléez her) par Lxijor par certain mesaige » ^.
L'éditeur de V ou du manuscrit perdu que peut représenter V a été mal secondé par le copiste : celui-ci était négligent et distrait. Il s'est rendu coupable d'une quantité d'omissions ; il en a réparé quelques-unes à la suite du ch. 58 au liv. P'' et à la suite du liv. II ^
On le voit, quelques-uns des représentants de la seconde édition (j'ai cité J K U) ou de la troisième éditio7% (j'ai cité V P Q R S) dénotent eux-mêmes un nouveau travail, une nouvelle intervention distincte de celle du copiste. Ce sont, si l'on veut, àe petites éditions, ou mieux des tirages ^ se rattachant aux éditions importantes que j'ai mises en relief.