‹ Les établissements de Saint LouisChapitre 388 sur 404 · Gf Et., liv. II, ch. 14 {ci-après t. II, p · texte numérisé non relu

Gf Et., liv. II, ch. 14 {ci-après t. II, p

4. Dans les Etablissements, le mot seignorie est suivi de cette petite proposition : « ou por auleguer (alléguer) son privilège ». Si j'ai imprim,é ces derniers mots en italiques et les ai ainsi attribués au rédacteur des Etablissements qui cite en cet endroit une loi du Digeste où se trouve la même formule, ce n'est pas sans hésitation ; car, au XII I^ s., les jurisconsultes Orléanais connaissaient cette expression et l'employaient dans le sens même qu'elle a ici {Jostice et plet, p. 312). // est donc possible que ces mots : « ou por auleguer son privilège », appartiennent à l'Usage d'Orlenois.

USAGE d'ORLENOIS. 501

LEU, ET EN TELE SEIGNOUÏE, ET EN TEL JOUTISE ; » — et

doit nommer son seignor. — Et se la joutise le roi est certaine qu'il ait joutise en ce leu, clou fait don l'en le sigra, l'en ledoitrenvoieràson seignor, s'il le requiert, et s'il n'i a cause raisonable en presant, ou ni ou quenoissance ou response ; car frans hom qui fait response, ou ni, sanz avouer joutise en cort, il ne la puet puis décliner emprès plait entamé. Et se la joutise en doute qu'il ne soit joutisables à celui qu'il avra avoé à seignor, il le doit retenir jusqu'à tant que ses sires le requière qu'il avra avoé à seignor, car l'en ne rent pas cort par darriere, ne nus n'est soufisanz tesmoinz en sa querele. Ne, por ce, ne le doit pas la joutise croire, ne ajouter foi devant qu'il soit certains dou mandement au seignor, ou par certain message, ou par sergent generaument queneù, ou par letres au seignor, ou par son prevost ou par son maior. Et quant ses sires le requerra, et il face certaine soufisanment la gent le roi, il le doit rendre, si comme j'ai dit dessus ; et s'il en doute, il le doit recroire, se la recreance i siet, par la costume de la terre, o pièges metanz soufisanment, ou o soi meismes par sa foi ou par son sairement, se il ne puet pièges trover, por joutisier devant lui, ou là où droiz lou menra.

Et doivent les joutises aler sor le leu por anquerre de la joutise et de la seignorie , les parties présentes, à certain jor, à qui la chose se touche et apartient ; car l'en ne fait pas en cort laie jugement d'une parole^.

1. Il n'est pas tout à fait impossible que la fin du ch. 14 du liv. II des Etablissements appartienne en partie à l'Usage d'Orlenois ; toutefois je ne la comprends pas dans le texte restitué, parce qu'il me

XIII. Quant ^ aucuns a bones deffansesetloiaus et porfitables, li avocaz ou li avantparliers doit mètre avent et proposer en jugement ses defïanses et ses barres, et toutes les choses qu'il culde que valoir li doient et puissent loiaument, et toutes les raisons à destruire la demande de la partie adverse ^. Et doit dire et requerre à la joutise en souploiant : « de mes barres et de mes defFanses que j'ai dites et proposées en jugement par devant vos^ si fais je bien retenue de plus faire et de plus dire, en leu et en tans quant droiz m'i amenra, si que je ne chiée mie en tort envers le demandeor, ne envers la joutise ; dont je vos requier droit com à joutise, se vos le me devez faire ou non. » En souploiant le doit dire, et en requérant droit. Et la joutise li doit faire esgarder en sa cort par droit et faire jugier ses barres et ses deffanses par ces qui faire le pueent et doivent, par l'usage dou pais, et doner loial jugement

paraît plus probable qu'elle a été inspirée au rédacteur des Etablissements par une réminiscence du ch. 3 au livre II {Cf. ci-après t. II, p. 370, note 50).

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