Jostice et Plet, p
douaire si la veuve ne laisse pas d'enfants : Jostice et Plei nous fournit cette réponse laconique : « Cause de doaire est « perdurable à la personne de la feme, et à ses heirs qui « istront de celui mariage ^ » D'où je crois pouvoir conclure que ce régime n'est jias, à proprement parler, celui de la communauté universelle, et que l'unification des droits de la femme n'a lieu qu'en présence des enfants.
Si le douaire Orléanais ne paraît pas transmissible aux héritiers de la femme autres que les enfants, l'épouse orléanaise est pleinement propriétaire de sa part de meubles et d'acquêts : elle en pourra même disposer un jour si ces enfants viennent à disparaître ^ : c'est ce fait d'une propriété absolue et complète qu'a voulu marquer Fauteur de Jostice et Plet en disant :
« Et se home conquiert, lui et sa feme, et muere, sa feme « sera heir en la moitié, par la reson de la compoignie ; et « des mobles ausint. »
Par la reson de la compoignie, et plus haut : conquez fez en la nanée. Ces mots sont significatifs : ils nous prouvent que, déjà, au xnf siècle, à Orléans, on appliquait à la communauté entre époux les principes de la communauté taisible, c'est-à-dire de la communauté née d'elle-même par la confusion des biens et des intérêts pendant un an et un jour.
Cette conception s'était, à mes yeux, substituée peu à peu à la vieille idée de l'acquisition du douaire au coucher : mais cela n'indique pas une origine première différente ; et, en