Je donne ce fragment d'après e et C
fournir caution : « je vueil savoir se vos métrez pièges au deffandre. » Secundus ayant promis de fournir caution, tout comme l'a fait Primus, la justice assigne les deux parties et tient provisoirement la chose en sa main. Ici le passage sur lequel j'appelle l'attention ; je place les deux textes en regard l'un de l'autre :
Coutume d'Anjou.
(e et K).
La justice doit mestre jor es II parties et tenir la chose en sa main, jusqu'à tant que le quel que soit ait i gueaigniée la sesine par droit. Et si cil qui avra gaingné la sesine par droit vient au seignor et il li die :
« sire, cil vous avoit fet entendant que je l'avoye dessesi à tort et à force ; et avoit mis pièges à prouver, et m'en fist ensi dessesir à tort ; quar je ai^ gueaignée ma droiture par le jugement de vostre court ; don je vous requier que vous me faciez rendre mes couz et mes despenz. »
Établissements de saint Louis (ci-après, t. II, p. 108).
La joutise doit mètre jor as Il parties et tenir la chose en sa main, en jusques à tant que li quiex que soit ait gueaigniée la saisine par droit. Et il est escrit ou Code, De ordine cognitionum, l. Si autem negotium, circa médium legis. Li dar renier s vient au seignor et li die : « sire, cil vous avoit fait entendant que je l'avoie dessaisi à tort et à force , et avoit mis pièges à prover, et m'an fist dessaisir à tort ; et je ai gueaignée ma droiture par le jugemant de vostre cort ; don je vos requier come à seignor que vos me faciès randre mes couz et mes despens. »
Ici, les mss. des Etablissements que je viens de reproduire ^ ajoutent seulement la citation de droit romain ; mais des mss. postérieurs ^ vont plus loin ; ils intercalent la supposition d'un défaut : « Et se liplaintiz est defaillanz et li darreniers, etc. : » supposition qui n'est pas nécessaire, car cette dernière phase de la procédure, relative aux dépens,
/ 1. eÇ ont : Vait.