Charpentier et Ardant, op. cit
vention; on fut plus ou moins payé : la fabrication du papier ne donnait pas de bénéfices suffisants pour entreprendre le développement de celt'^ machine liobert qui était encore à l'état d'embryon. Néanmoins, Didot-Saint-Léger acheta à Robert le brevet que lui avait délivré la Convention pour la somme de 25 000 francs, et, comme il avait un beau-frère anglais, nommé Gamble, il lui parla
MACHINE MODERNE. ARRIVEE DE LA PLLI'E AU liROYEUR MALAXEIR.
de l'affaire. Celui-ci s'y intéressa et partit en Angleterre voir si le sol de la finance n'était pas plus solide qu'il n'était en France, à cette époque d'assignats. Gamble, qui connaissait admirablement Londres, s'en va trouver deux marchands de papier, les frères Fourdrinier, deux Français, huguenots, établis à Londres et tenant une première place dans le commerce des papiers. Les échantillons étaient des feuilles de 63 centimètres de large et de 13 m. 53 de longueur. Les
Fourdrinier, qui ne connaissaient, comme les autres, que des feuilles de papier à la forme, furent immédiatement conquis.
c( Gamble rentre en France et raconte à Didot-Saint-Léger l'accueil qu'il avait reçu à Londres. Tous les deux emballèrent la machine Robert et partirent en Angleterre. Les Anglais, avec leur énergie inventive, se sont immédiatement inspirés de l'invenlion de Robert.