L'ENCRIER
QUELQUES mots à présent sur les étuis où l'on enfermait plumes et roseaux, ainsi que les autres instruments nécessaires aux scribes. Cet écritoire s'appelait scripturale. On le portait généralement à la ceinture. Il devait ressembler à cet écritoire de cuivre ou de fer que l'on voit pendre aux ceintures des orientaux, des Arabes, ou bien encore aux devantures des bazars de Stamboul. Au moyen âge, les novices devaient apporter avec eux, dans certains monastères, leur écritoire bien garni. Cela faisait partie de leur bagage. Quant à l'encrier, il était parfois enfermé dans l'écritoire, et parfois en était séparé. Chez les Anciens, il existait des encriers ordinaires en terre cuite, ou d'autres, plus luxueux, en bronze, en argent, avec ou sans décorations d'or. On en a trouvé dans les fouilles de Pompéi. Au moyen âge, l'encrier prend le nom de galemart ou calemart. Il avait le plus souvent la forme d'une corne ou d'un cornet, tel que certains écoliers, de nos jours, en fabriquent avec du papier.
1. Cf. Lecoy de la Marche, op. cit., et Auguste Molinier, Le Manuscrit.
On posait l'encrier ou bien à tantôt il était piqué dans le bras de son fauteuil, ou bien, posé encore sur son pupitre.