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SE COUCHENT ET SE METTENT EN PRESSE

sur un feutre appelé flotre. La feuille, dont la pâle s'était raffermie, se détachait alors sans difficulté. On la recouvrait d'un nouveau feutre, puis d'un autre, jusqu'à concurrence de vingt-six. Ces vingtsix feuilles formaient une main de papier. Les deux ouvriers procédaient ainsi simultanément, S3 passant tour à tour une forme chargée de pâte et une forme vide, jusqu'à ce que les feuilles couchées entre les feutres eussent atteint le nombre suffisant pour former une ^jor^e.

1. Cf. Charpentier et Ardant, op. cil. Nous sommes redevables à ces auteurs de bien des détails dans le présent chapitre.

TRAVAIL DU PAPIER AU XVlT SIECLE. TRAVAIL nu LISSOIR A LA MAIN ET AU MARTEAU DES TRIELS2S ET DES COMPTEUSES.

LE PAPILR

Alors, on mettait le tout sous une presse hydraulique ou sous une presse à main pour en faire sortir l'eau, dans la mesure du possible.

Un troisième ouvrier appelé leveur séparait les feutres des feuilles. Il plaçait d'un côté les feuilles les unes sur les autres entre deux plateaux de bois; de l'autre, les feutres étaient empilés et renvoyésau coucheur qui pouvait ainsi en reprendre aussitôt possession.

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