JACQUES CALLOT. — CHATIMENT DES MARAUDEURS
{Bibliothèque Nationale, Estampes.)
citer de lui ceux du Coustumier de Lorraine, de VHarpalice de Bracciolini, et d'autres qu'il serait trop long d'énumérer ici.
Son travail s'étendit dans bien des directions, car il exécuta aussi des eaux-fortes pour certains ouvrages, tels que La Lumière du Cloistre, chez François Langlois, en 16i6, puis des Emblèmes pour la vie de la Vierge Marie, et en 1620, des estampes pour la tragédie de Soliman. Il s'adonnait à tous les genres et son talent était aussi souple que fécond.
Rarement vocation se manifesta chez un enfant avec une intensité pareille. Né à Nancy, en 1592, Jacques Callot s'échappe de chez ses parents, et suit une troupe de bohémiens qui s'en allait à Rome. Un marchand de Nancy le reconnaît et le ramène au foyer paternel. Mais il s'enfuit une seconde fois et parvient en Italie. Un jour, dans une rue de Turin, son frère le retrouve et bon gré, mal gré, le ramène encore une fois à Nancy. Tant de constance dans sa vocation,
tant de volonté, finissent par fléchir ses parents. Ils comprennent qu'ils ne doivent pas entraver sa carrière, mais l'aider. On recommande alors le jeune homme à un ambassadeur, auprès du pape, de Henri II de Lorraine. Callot arrive à Rome en 1609. La Ville Eternelle, par sa beauté, ses monuments artistiques, son mouvement, décide de sa vocation et lui donne une nouvelle et vigoureuse