‹ Les Etapes d'un naturalisteChapitre 19 sur 44 · LA LITTERATURE ESPAGNOLE. IO · texte numérisé non relu

LA LITTERATURE ESPAGNOLE. IO

taud, le sympathique poète marseillais, l'auteur de Marins^ dont les vers tonnent comme l'entrechoquement des hordes sauvages avec les cohortes de le'gionnaires romains.

Verdaguer, dont j'ai cité le nom plus haut, a reçu dans ces fêtes plusieurs couronnes ; l'une est attribue'e à ses Chansons du Mont serrât^ auxquelles je ne puis me refuser de faire un emprunt.

« On dit qu'elle était blanche et blonde, la fleur du Montserrat, blanche comme la gelée, blonde comme un fil d'or, ma Vie, blonde comme un fil d'or, mon Amour.

« Des anges c'est la reine, sœur des fleurs ; Dieu la prend pour fille et un pécheur pour mère, ma Vie, et le pécheur pour mère, mon Amour.

« Des étoiles la couronnent d'une auréole de lueurs ; la lune l'a chaussée et le soleil l'a vêtue, ma Vie, le soleil l'a vêtue, mon Amour.

« Elle était blanche, blanche comme la neige du Canigou, mais elle était devenue brune en gardant ses agneaux dans les bois, ma Vie, en gardant ses agneaux dans les bois, mon Amour.

A vos pieds suspendue, je laisse ma harpe d'or, si au ciel vous m'en donnez une autre, mon chant sera plus doux, ma Vie, mon chant sera plus doux, mon Amour.

Jacinto verdaguer.

Un autre de nos amis, romancier d'avenir et conteur de talent, Narcis 011er, e'tait couronne' pour une petite nouvelle, Ysabel de Galceran que nous verrons bientôt prendre la forme du roman, et, hier encore, au milieu de pièces de maîtres : Rubio, Pelay Briz, Soler, etc., le Calendari nous apportait une courte poe'sie de lui :

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