‹ Les étapes d'un volontaire (volume 3)Chapitre 23 sur 24 · G6 LES ÉTAPES · texte numérisé non relu

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Traités absolument comme si nous eussions été des ballots de marcbandise, on nous jeta, sans aucun ménagement, dans la grande salle d'entrée, afin de procéder a notre déferrement.

Je fus celui des deux qui eut le plus k souffrir de cette humiliante et douloureuse opération, car mes chaînes, au lieu d'être retenues par des vis comme celles de l'Espagnol, avaient été soudées au boulet, et l'on dut les briser.

On me coucha sur le dos , et ce fut'au moyen d'un maillet, et au milieu des gracieuses plaisanteries des porte-clés, que

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l'on détacha ma chaîne du boulet oîi elle élait fixée.

Je demanderai de nouveau, au lecteur, la permission de glisser sur ce cruel souvenir; l'humiliation et la douleur que je ressentis alors ne s'elTaceront jamais de ma mémoire.

— Allons, lève-toi; voila qui est fini, me dit enfin un homme qu'a son ton impérieux et important je jugeai être un des principaux emploies de la Conciergerie.

Je voulus obéir, mais, hélas! ma fai-

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blesse trahit mon courage. J'avais le corps lellemenl courbaturé et engourdi , qu'en essayant de me mctlre sur mes pieds, je retombai lourdement par terre.

De grands éclats de rire accueillirent celle chute. Ah ! j'eusse payé en ce moment, du prix de ma vie, le retour de mes forces et la possession d'une arme.

Comme il faut que même les meilleures choses aient enfin un terme, les geôliers et les guichetiers finirent par cesser de rire. Deux d'entre eux, me soulevant brutalement, me déposèrent contre un banc adossé au mur et se mirent en devoir de me fouiller.

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