‹ Les étapes d'un volontaire (volume 5)Chapitre 8 sur 10 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Au nom de Jouveau, nom que je m'attendais si peu, certes, a entendre prononcer devant moi, une inspiration soudaine me traversa l'esprit. Je crus voir dans cette singulière rencontre ic doigt de

Dieu, et quoique je me fasse, le lecteur doit s'en souvenir, séparé en fort mauvais termes de mon cousin, je résolus de faire auprès de lui un appel a notre ancienne amitié, en faveur du malheureux lieutenant criminel.

M'adressant aussitôt a l'officier de gendarmerie : Mon collègue, lai dis-je, le citoyen Jouveau est mon parent et je le connais inlimement ; si vous m'autorisez à me rendre auprès de lui de votre part, je me fais fort d'arranger cette affaire.

— Vous me rendriez un véritable service, me répondit le gendarme ; allez, je vous attends.

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Je m'élançai aussitôt en croupe derrière le garçon d'écurie.

Trois minutes plus tard, je descendais devant la maison de poste, où se tenait une voiture dont les cinq chevaux dételés, couverts d'écume et de sueur, semblaient exténués et étaient, certes, incapables de continuer leur chemin.

— Eh bien ! s'écria Jouveau lui-même en passant la tête a travers la portière et en s'adressant au garçon d'écurie , eh bien ! et ce nouvel attelage, où est-il?

— On ne peut te le donner, cousin, répondis-je en me laissant glisser le long de

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la croupe du cheval et en courant vers la portière.

Je dois avouer que ma vue arracha a Jouveau une iirimace assez sisrnificative et nullement flatteuse pour mon amourpropre : il était évident que mon cousin se fût volontiers passé de ma présence.

— Quoi, Jouveau, lui dis-je, c'est ainsi que tu me reçois! Ingrat! tu fronces les sourcils en m'apercevant, tandis que moi, je cours à toi les hras ouverts!

— Cousin, me répondit Jouveau, tu sais que je ne suis nullement vindicatif et que les injures n'ont pas prises sur moi, mais tu n'ignores pas non plus que je déteste

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rencontrer l'ennemi sur mon chemin. Or, en l'apercevant, je me suis rappelé, non les propos et les malédictions que tu m'as jetés a la tête en prenant congé de moi, mais bien les sermons que tu avais pris riiabitude de me faire et j'ai frémi en songeant que tu allais encore m'accabler de morale. A présent, es-tu converti aux bons principes et devenu un aimable égoïste , un bon vivant ! Alors , c'est tout différent , je te tends la main de tout cœur.

— Oui, cousin, répondis-je en affecdant une gaîté loin de mon cœur, je suis converti aux bons principes, et je conviens que j'ai été jusqu'à présent un imbécile de repousser la for tune, qui s'est

offerte à moi, parce qu'elle se présentait d'une façon un peu irrégulière! Vive le plaisir et l'or ! voila ma nouvelle devise.

— Ah! parbleu, s'écria Jouveau, dont le visage s'était éciairci a mesure que je parlais, je ne me serais jamais attendu a une pareille conversion. Je te retrouve tel que mon cœur t'avais rêvé! Cousin, un pressentiment me dit que nous n'aurons, ni toi ni moi, à nous repentir du hasard qui nous réunit d'une façon si imprévue. Je sais que je puis implicitement compter sur ta probité vis-a-vis de moi, je te reconnais pour un homme d'esprit, tu es a peu près la seule personne que j'aie aimée de ma vie, tù vois qu'il y a mille a parier contre un que nous ferons de bonnes af-

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faires... Tu peux dès ce moment disposer aveuglément de mon crédit.

— Ma foi, cher cousin, m'empressai-je de répondre tout en essayant de conserver un air d'indifférence, quoique le cœur me battît violemment, ma foi, cher cousin, j'accepte avec d'autant plus de plaisir ton offre, qu'elle arrive on ne peut plus à propos. J'ai justement un service à te demander.

— Au moins, tu ne perds pas de temps Et lequel, cousin?

— D'abord, de t'emparer des chevaux que l'on te refuse,,.

— Me refuser quelque chose à moi ! daus ce département? Âilons donc! tu rêves.

— C'est pourtant comme j'ai l'honneur de te le dire ! Un olïicier de gendarmerie s'est emparé de ces chevaux pour opérer le transport de plusieurs prisonniers qu'il escorte ; or, cet officier prétend que l'autorité militaire l'emportant sur l'aulorité civile, tu n'as qu'à attendre que ton attelage soit reposé, mais qu'il ne te cédera pas le sien...

— Ah! il prétend cela, l'officier de gendarmerie!... répéta Jouveau en mordant sa moustache avec colère; mais il pourrait bien se tromper, l'officier! Tiens, cousin , fais-moi le plaisir de lui porter ces

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deux lignes. Si cela ne suffit pas, j'aurai recours a un autre moyen.

— Et la faveur que j'ai à te demander? diS'je en prenant le feuillet que Jouveau venait de griffonner, puis d'arracher de son portefeuille.

— Nous en reparlerons tout a l'heure.

L'important pour le moment, c'est que ce gendarme si fier de son uniforme sache que je veux avoir les chevaux dont il s'est emparé. Dépêche-toi; s'il était parti, tu courrais après lui.

Je renfoiirchai aussitôt la rosse qui m'avait déjà servi, et m'élançai, la joie el

l'espérance au cœur, vers la maison de réclusion.

A peine fus-je hors la vue de Jouveau, que je lus le billet qu'il venait de me remettre. 11 contenait ces simples mots :

«Fichu canaille! qui veux l'opposer à la mission dont je suis chargé par la Convention, tu es donc un conspirateur? Tes chevaux ou la mort !

— Ma foi, pensai-je après avoir pris connaissance de ces lignes dignes de Tacite, il est probable que ce pauvre M. de N*** ne partira pas aujourd'hui de Sauve. Qui sait! le proverbe prétend que « qui a

terme a vie » ; le proverbe pourrait bien avoir raison .

Le lieutenant de gendarmerie , après avoir jeté les yeux sur le billet, ne put dissimuler sa mauvaise humeur ; mais prenant aussitôt son parti :

— Nous ne partons pas aujourd'hui , dit-il en se retournant vers ses irendarmes ; qu'on reconduise les accusés en prison.

N'ayant, le lecteur le comprendra sans peine, ni temps k perdre, ni compliments a attendre de la part de l'officier, pour la façon dont j'avai? rempli ma mission au-

près de mon cousin Jouveau, je m'empressai de m'éclipser sans bruit.

— Maurice! m'écriai-je en apercevant le jeune homme qui venait d'abandonner un moment sa tante aux soins des braves gens qui l'avaient recueillie, pour accourir rassurer son oncle ; Maurice, les moments sont précieux ! Pas de questions, je vous prie, mais des réponses précises.

Parlez, me dit Maurice avec émotion.

— Votre oncle est-il riche?

— Oui, me répondit-il, sans entrer dans aucune explication pour se conformer à mon ordre.

— Peut-il disposer d'une somme de cent louis en or ?

— Oui.

— Très bien : plus un mot. Je n*ose vous affirmer que votre oncle soit sauvé, mais cependant je puis vous assurer que sa position s'est singulièrement améliorée depuis un quart d'heure. A revoir. Allez m'attendre a l'auberge. Que Dieu vous protège !

En parlant ainsi, je remontai a cheval et m*en fus, laissant le jeune homme en proie à une anxiété qui, il me l'avoua par la suite, lui fit douter un moment de sa raison.

— Eh bien ! me cria Jouveau d'aussi loin qu'il m'aperçut, le f^endarme s'est-il révolté?

— Non 5 cousin. Il paraît, au resle , que ton billet était rédigé de main de maître, car a peine y eut-il jeté les veux, qu'il donna l'ordre de dételer.

— Cela prouve que cet officier est un garçon d'esprit. Ainsi je puis continuer mon vovaiTc?

— Plien ne s'y oppose, cousin, si ce n'est cependant qu'il est l'heure de déjeûner, que je meurs de faim, et que si tu voulais bien t'arrêter à Sauve une heure ou deuX|

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lu trouverais en moi un convive di^ne de te tenir têle.

— Je ne demanderais pas mieux, mais je suis tellement pressé... Au fait, la Ptépublique ne me décernera pas une médaille d'or parce que j'arriverai la où l'on m'attend une heure ou deux plus tôt ou plus lard!... Va pour le déjeûner.

Ce que j'avais prévu et espéré arriva, c'esl-a-dire que monj cousin Jouveau ou Curtius, lorsqu'il eut vidé deux bouteilles de vin, devint d'une humeur charmante.

— A propos, cousin, me dit-il, quelle est donc cette faveur que tu avais [à me demander?

— Oh ! ce n'est pas grand'chose, lui répondis-je, voici le fait en deux mots : ma bourse est a sec et je voudrais en combler le vide I

-- Ah diable ! tu appelle ça pas grand' chose, toi? s'écria Jouveau dont le visage épanoui se rembrunit aussitôt; tu ne sais donc pas , cousin , que l'argent est pour moi la moitié de la vie? Non, que je sois avare, tout au contraire; mais dans le système de bien-être que je me suis créé, je fais figurer en première ligne une fortune solide et indépendante. Un homme qui ne possède pas des revenus a Paris, a, d'ordinaire, l'esprit inquiet et tourmenté : or, rien ne nuit a la jouissance et au plaisir comme la préoccupation. Je me suis donc

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imposé pour règle de conduite de mettre le plus possible de côté jusqu'à ce que ^'arrive au chiffre que je me suis fixé. Alors, je mangerai mes revenus en entier... D'ici là

— Cousin^ dis-je en interrompant CurtiuSj si tu avais pris la peine de m'écouter jusqu'au bout, tu te serais é\1lé bien des frais d'éloquence! J'ai besoin d'argent et je désire en gagner ; mais mon intention n'a jamais été de t'en emprunter...

— Vrai!... Touche là! Je ne sais si je me trompe, mais il se trouve que depuis ta conversion aux bons principes, ton esprit s'est singulièrement développé... C'est

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donc une affaire que tu veux me proposer?

— Oui, cousin, ii s'agit justement d'une affaire.

— Pour laquelle tu as besoin de mon crédit?

— C'est cela! Au resle, je t'aime trop pour vouloir me servir de toi sans que tu y trouves ton profit. Ta part de gain sera même de beaucoup plus forte que la mienne.

— Cousin, il me semble en ce moment, tant mon cœur se sent porté pour toi, que

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nous soffiimes encore aux beaux jours de notre enfance! Ainsi, la plus grande partie du gain me reviendra, dis-tu? Précise un peu les faits, et entre franchement en matière? Je ne puis t'exprimer a quel point ton exposition me paraît intéressante! Passons aux développements : je

suis tout oreilles.

— Mon cher Curtius, voici en peu de mots ce dont il s'agit : Hier, le comité révolutionnaire du district a donné l'ordre d'appréhender au corps et de diriger sur Paris un certain ex-lieutenant criminel du nom de N"^^* La cause de cette arrestation est une dénonciation calomnieuse dont il sera facile de justiûer...

— Diable! dit Curtius en /'in^errom- VI / i«

pant, un e?L-lieutenant criminel ne peut être que coupable, car le peuple aime beaucoup à voir exécuter ces sortes de gens. Quant a moi, je garde toujours en réserve quelques employés de l'ancien régime pour les jours où les provisions de grains manquent... As-tu fait valoir ces considérations a ton protégé?... Vraiment j'ai peur que tu n'aies encore emmanché cette affaire avec une déplorai le bonhotnie, ou que tu aies laissé voir le fond de ta bourse sans fonds!...

— Cousin, tu me fais injure, m'écriai-

je. Écoute-moi donc avant de me juger.

D'aWd, et avant tout, je dois repousser

avec inûrrnation ce mot de protégé que tu

^'iens d'ej»pioyer pour désigner mon

client. Je jprotége mes intérêts, et voila tout...

— Très bien, cousin... Ta métamorphose me comble de surprise et de joie... Continue. Je commence a croire, que tu me vauxcresque...

— L'olieutenant criminel N***, conlinuai-je, est un original qui préfère monter sur la, guillotine a entrer en transac-

tion;c'e3t donc avec son neveu, jeune

homm.e plein de franchise et de naïveté,

que j'ai dû traiter.

—- Ali I ah ! on ne peut mieux.

— Ce ueveu que j'ai effrayé en lui fai-^

sant une peinture effroyable dd la goillotine, m'a promis, si j'obtenais la mise en liberté de son oncle, de me lendre une visite a l'auberge où je demeure, et d'oublier en sortant cent louis sur k cheminée de ma chambre !

— En or, et non en assignats^

— Jouveau, m'écriai-je d'un ton de reproche, il faut que tu aies une bien mauvaise opinion de moi, pour m'accabler ainsi d'insultes ! J'ai stipulé en buis d'or, et j'ai même eu soin de faire remarquer que, n'étant pas un agioteur, je n'accepterais ces louis qu'au taux: de vingt-quatre livres, et sans tenir compte du change

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extraordinaire auquel l'or est côté aujourd'hui, vu sa rareté !

— Tu as songé au change, s'écria Jouveau en me sautant au col et en m'embrassant. Cousin, tu es un garçon d'avenir, et tu arriveras à tout! Si jamais tu devenais ministre, je me recommande a toi. Quant au cent louis je les refuse.

— Tu les refuses , répétai-je , en ne pouvant cacher la stupeur que me causa cette réponse.

— Sans hésiter, cousin ! Ecoute-moi à ton tour! Que ton ex-lieutenant criminel soit coupable ou non , peu importe ; la question n'est pas la. La véritable fa-

çon d'envisager l'affaire est celle-ci: Quels profits peut-on retirer, politiquement parlant, de l'exécution d'un magistrat ayant appartenu a l'ex-monarchie ? a quels dangers s'expose-t-on en le sauvant ? Je trouve, moi, que les avantages qu'offre la mort d'un semlilable personnage sont très grands: c'est une queue de chien d'Alcibiade que l'on coupe juste a l'heure où la curiosité publique s'acharne après une de vos actions que vous ne tenez pas précisément a expliquer.

C'est un moyen certain de distraire le peuple le jour où la ration de pain diminue de poids et baisse de qualité ; une distraction infaillible a l'heure où l'on reçoit la nouvelle d'un désastre militaire, etc., etc.

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A présent quant aux. dangers auxquels je m'expose en escamotant la tête de ton client au bourreau, je t'avouerai franchement, entre nous, qu'ils sont a peu près nuls.

Mais au total, comme ils pourraient exister, il faut en tenir compte comme s'ils existaient. Or, jouer sa liberté et son existence pour cent louis, quand on occupe déjà une position sociale agréable, ce serait le fait d'un fou... Voilà, il me semble, des considérations que tu aurais dû fair valoir auprès du neveu candidç et naïf qui t'a offert les cent louis.

— Je ne me dissimule pas, cousin, ré-^ pondis-je, en affectant de rire, que je ne

suis encore qu'un faible diplomate en comparaison de toi. La bonne volonté ne me manque certes pas ; mais je pêche par la pratique. Toutefois, permets-moi d'essayer de répondre aux objections sur lesquelles tu fondes ton refus.

— Inutile; cher ami, me répondit, Curtius. Je ne reviens jamais sur une résolution prise.

— Ainsi, dis-je en faisant un violent effort surmoi-même, pour dissimuler mon douloureux désappointement; ainsi, je dois renoncer à l'espoir de voir ma bourse perdre cette légèreté qui me désespère, et me retire mon aplomb !

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— Parbleu ! c'est justement la, cousin, où est toute la queslion. Tu m'apportes une affaire de cent louis, mais tu ne me proposes pas cent louis !... Après tout, quelles sont tes prétentions ?

— Moi, cousin, répondis-je, j'ai absolument besoin de vingt-cinq louis!

— C'est-a-dire que tu ne m'en laisses que soixante -quinze... Ce n'est pas assez. Si le neveu candide et ingénu, dont il a déjà été parlé entre nous, voulait porter la somme a cent cinquante louis el toi te contenter de quatre cents livres, alors je ne dis pas...

— Ah ! Jouveau, m'écriai-je d'un ton

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de tendre reproche, peux-tu bien me marchander pour une semblable bagatelle, et m'exposer a perdre cette bonne aubaine , que le hasard m'envoie si a propos ! Tu ne m'aimes donc pas !

— Vraiment tu m'attendris, cousin!

Eh bien, oui, je consens en faveur de l'amitié qui nous unit, a te laisser cinq cents livres... mais a une condition, c'est que le neveu me comptera, pour moi, en or, cent vingt-cinq louis. C'est à prendre ou a laisser.

— J'ai bien peur que Ton ne me refuse, répondis-je en jouant la mauvaise humeur ; enfin je vais voir !.. .

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En parlant ainsi je me levai de table, mais au moment où j'allais | sortir, Jou-

veau me rappela.

— Voila une excellente idée qui me vient, cousin, me dit-il, veux-tu, pour forcer la main au neveu, que je le fasse arrêter! J'ai justement sur moi plusieurs mandats signés en blanc?

— Faire arrêter Maurice ! m'écriai-je, prêt a laisser échapper mon indignation.

— Dame! — me répondit froidement Curtius-Jouveau — c'est une galanterie que je veux bien te faire. Tu conçois que pourvu que je louche mes cent vingt-

cinq louis, je n'ai rien de plus a réclamer !

— C'est que, vois-lu, cousin, ce jeune homme m'a l'air d'èlre têtu comme son oncle... Une fois arrêté, il ne paierait plus... Laisse-moi mener cette aflaire a ma guise...

— Je t'accorde un quart-d'heure, pas plus.

— Soit, un quart-d'heure me suffira, ré- • pondis-je en m'en allant. ^

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