‹ Les étapes d'un volontaireChapitre 13 sur 23 · S LES ÉTAPES · texte numérisé non relu

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ami Pislache-Carollc, qui se dirigeait de noire côlé.

— Ah! voici le grand patriote Pistache qui vient recevoir nos compliments, disje à la jeune personne et a l'homme à la carmagnole.

— Est-ce que vous connaissez ce monstre, monsieur? mé demanda vivement ce dernier.

— Trrs peu, mais je le connais. Et tenez, le voici quim'areconnuetquime fait signe de l'attendre.

— Allons-nous-en , mademoiselle, je vous en conjure ! s'écria l'inconnu en se retournant vers la jeune personne qui semblait, combattue probablement par des intérêts opposés et que je ne coauaissais

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pas, indécise sur le parti qu'elle devait prendre.

— Ne vaudrait-il pas mieux lui parler?

répondit-elle a son compagnon. Vous savez quelle est l'autorité dont il jouit, peutêtre pourrait-il...

— Ajouter un crime a\ine injustice !. . Non, Amélie, je vous en supplie, n'implorez point la générosité de ce misérable, il n'a ni cœur, ni entrailles. Sauvons-nous plutôt avant qu'il ne me reconnaisse...

— Ah ! mon pauvre ami, s'écria alors la jeune fille, pardonnez-moi, mais dans mon égoïsme je ne pensais plus aux dangers qui vous menacent... Fuyons...

— Il est trop tard ! dit l'homme, le voici!

— Si vous avez un si grand intérêt a n'être point vu, partez, monsieur, lui disje vivement. Je me charge de retenir le citoyen Pistache et de l'empêcher de vous suivre.

L'inconnu, n'ayant pas le temps de me répondre , se contenta de me remercier par un regard, cl prenant la jeune tille par le hras, il s'éloigna presque en courant.

— Eh! la belle, est-ce moi qui vous fais fuir ainsi? s'écria en ce moment Pistache en voulant se mettre a la poursuite des fuyards.

— Arrête, citoyen, lui dis-je en le sai-

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sissant fortement par le bras, je ne veux pas que tu voies cette jeune (ille.

— Tu ne veux pas, répéta Pistache d'un ton moitié plaisant, moitié sérieux ; sais tu que tu t'exprimes avec une singulière autorité.

— L'autorité que donne la jalousie. Si tu te fâches, tant pis pour toi. Je me moque de ta colère. Je ne veux pas, je te le répète, que tu voies cette jeune fille, et tu ne la verras pas.

— Ah ! ça, c'est donc une suspecte qui se cache ?

— Nullement. C'est au contraire moi qui la cache! Oh! lu as beau prendre ton air innocent, citoyen Pistache, je te connais, et cette hypocrisie ne te servira de rien. Je

sais parfaitement l)ien que tu marches avec succès sur les traces du grand don Juan. Or, je te le répète, je "uis jaloux...

En entendant cette déclaration, Carotte- Pistache sourit avec une expression de fatuité tellement ridicule qu'il en devint hideux, et d'une voix joyeuse qui montrait tout son contentement :

— Ne crains rien, me dit-il d'un ton protecteur, la liste de mes victimes est assez bien remplie pour que je ne tienne pas a y

ajouter un nom de plus ce serait un

grain de sable dans le désert...

— Tout ce que l'on rapporte sur ton compte est donc vrai ?

— G'est-a-dire qu'on ne sait pas la vin g-

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lième parlie de mes succès?... Mais, liens, veux-tu m'accompagner chez moi ?... nous causerons plus a notre aise.

— Soit, lui répondis-je, curieux d'étudier plus a fond ce lype de cynisme, et de savoir a quoi m'en tenir sur cet homme singulier, allons chez toi!

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