CHAPITRE XVIIÎ
Le lendemain malin, lorque notre bataillon fut sur le point de pnrlir, le procureur de la commune vint demander aux soldats s'ils n'avnieril bliCtiHc , ' contre les hôtes qui les avaient hébergés
la veille : j'ignore si quelques-uns profilèrent de celle permission ; tout ce que je puis assurer c'est que mes deux compagnons , couchés dans une charrette , étaient tellement ivres-morts qu'il leur eût été impossible même de remuer les lèvres : Anselme avait tenu dignement sa promesse. Or, comme la vertu trouve toujours sa récompense , Anselme avait le teint frais, reposé et prétendait qu'il ne s'était jamais senti si calme et si dispos que ce malin -là!... Avignon ou nous arrivâmes bientôt, devait être pour moi le théâtre de l'un des événements sinon les plus grands de ma vie, du moins qui marquèrent le plus dans ma mémoire.
Voici l'ordre du jour, qui le lendemain de notre installation dans celte ville, était
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collé sur des lambeaux d'une affiche de vente des domaines :
Liberté^ unité, fraternité, égalité, indivisibilité, ou la mort,
« Les sans -culottes du bataillon sont avertis qu'on procédera aujourd'hui a trois heures précises de l'après-midi, à la nomination de cinq caporaux , un sergent, un adjudant sous-officier et deux sous-lieutenants.
» Fait au quartier d'Avignon, l'an II de République française, une, indivisible et impérissable.
» Signé : granjean, commandant. »
Lorsque je lus cet ordre du jour, j'éprouvai un secret pressentiment qu'avant
la fin du jour je pourrais bien porter l'cpaulelte.
En effet, le commandant m'avait dit, une semaine auparavant : Caporal , vous êtes actif et instruit, je vous pousserai. Mettez-vous en mesure d'acheter un cheval ; m'est idée que vous attraperez bientôt une épaulette.
J'avais remarqué que depuis lors l'adjudant-major m'appelait toujours en riant son camarade.
Mon pressentiment se réalisa complètement.
A deux heures et demie le tambour battit, à trois heures le bataillon se rassembla, a trois heures et demie je fus nommé
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sergent, et à quatre heures précises on me proclama adjudant!
Peut-être, plus tard, nos descendants s'étonneront-ils de l'extrême jeunesse de quelques-uns des généraux de la République. Le fait est que l'avancement est rapide aujourd'hui, car il n'est plus entouré des obstacles qui le retardaient jadis.
J'étais en train de complimenter Anselme, qui venait d'être nommé caporal, et Anselme me présentait en retour toutes ses félicitations sur mon épauletle, lorsque le maître tailleur du bataillon m'aborda en me saluant profondément et me demanda si je voudrais bien l'accompagner jusqu'au quartier. Il avait, me dit-il, k me parler en secret.
— Marchez , lui répondis-je , je vous suis.
Une fois que nous fumes rendus a son magasin provisoire , le tailleur, sans prononcer une parole, relira d'un grand coffre un bel uniforme, et se mit a me l'essayer sans me demander si je voulais le lui acheter ou non. L'habit m'allait tellement bien, et j'étais surtout si heureux d'avoir le droit de le porter , qu'il me parut — quoiqu'il eût déjà un peu servi — complètement neuf. Le maître tailleur y attacha une épaulette , ce qui ne me déplut nullement; et après avoir payé, je m'empressai de sortir pour aller acheter un chapeau , des bottines, une canne et une épée. Une heure après ma nomination, j'étais en ifrande tenue complète. Mon intention.
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d'abord — car j'étais un peu fatigué — était d'aller me reposer chez moi ; mais en me voyant si bien costumé , je ne pus résister au désir de me faire admirer, et j'entrai dans un café.
Ce petit mouvement d'amour-propre , bien excusable — et que comprendront ceux qui ont porté l'épaulette — devait me rendre témoin, presque même acteur d'un drame burlesque et sanglant tout a la fois.
Lorsque j'entrai dans le café , il y régnait, quoique l'assemblée fût nombreuse, un grand silence. On eût dit , a voir les visages inquiets des habitués , qu'on était dans l'attente d'un événement majeur. En effet, à peine ouvrait-on la porte qu'aussitôt tous les regards des consommateurs se
levaient spontanément et se dirigeaient avec un air d'anxiété et d'inquiétude vers le nouveau venu.
— Que se passe-t-il donc, demandai-je a a un de mes voisins de table.
— Je l'ignore , citoyen , me répondil-il , a moins, toutefois, que ce ne soient les feuilles publiques que l'on attende.
— Mais ce silenc«3 qui règne dans le café ! La lecture a haute voix des feuilles publiques remplace-t-elle donc, a Avignon, la conversation?
— Ah ! dame! citoyen, c'est que... vous comprenez... quand on qe sait pas...
Mon interlocuteur hésita.
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— Quand on ne sait pas quoi ? répétaije en cet instant.
— Eh bien, citoyen, les événements qui ont eu lieu a Paris; on n'ose pas trop se prononcer... Je ne dis pas cela au moins pour moi... mon opinion est trop bien connue pour que je puisse être influencé en rien et par rien ; mais enfin il y a des gens qui pour s'être prononcés a Avignon, avant d'avoir pris connaissance des feuilles publiques, ont porté leurs têtes sur l'échafaud? Alors vous comprenez que les timides regardent a deux fois avant de s'aventurer dans une conversation que les événements pourraient changer en crime!
Cette explication venait a peine de m'étre donnée lorsque les feuilles publiques arrivèrent. Vingt personnes se
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précipitèrent au devant du porteur pour les lui arracher; mais un habitué les prit , les décacheta, et après avoir, avec une voix, de stentor, commandé le silence, il monta sur une chaise , et , la feuille à la main , commença la lecture.
A peine le lecteur avait-il jeté les yeux sur le journal qu'il se mit a l'agiter en l'air et poussant le cri de : vive la Montagne ! Le silence qui réi^nait dans le café devint encore plus intense, car ce geste et ce cri devaient annoncer quelque grave événement, les auditeurs ne respiraient plus. En effet, peu après nous apprîmes la condamnation a mort des vingt-un.
A l'annonce de ce triomphe de la Montagne, qui dessinait nettement la position, les habitués du café éclatèrent en applaudi
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dissemeiils. Ce ne fut plus qu'un cri de rage contre les fédéralistes. On les couvrit d'imprécations, on inventa pour eux les épitbètes les plus outrageantes; on se plaignit que le supplice de la guillotine , eût remplacé celui de la roue. En un mot, la peur changea les habitués de ce café en véritables cannibales. Parmi les énergumènes qui se distinguaient par la violence et par l'atrocité de leurs propos, je remarquais principalement trois personnes.
La première , était un homme âgé d'environ trente-cinq ans , qui , vêtu d'une carmagnole brune et coiffé d'un bonnet rouge, présentait certes dans sa personne l'ensemble le plus hideux et le plus repoussant que l'on puisse imaginer. Ses yeux fauves et profondément enfoncés
dans leurs orbites , ses joues blêmes et décharnées, ses grandes moustaches, l'expression bestiale et féroce tout a la foisde ses lèvres très grosses et décolorées, étaient des indices certains qui permettaient a l'observateur de deviner a coup sûr quels devaient être les déplorables instincts de cet homme abruti par les plus mau , aises passions.
Les deux autres individus qui célébraient après lui, avec le plus d'enthousiasme , le triomphe de la 3Ionlagne, étaient justement placés a mes côtés. Les propos horribles qu'ils tenaient, et leurs imprécations furibondes contrastaient étrangement avec l'apparence, je dirai presque bonace de leur physionomie. Tous les deux, âgés de quarante-cinq u cinquante ans, me pa-
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Furent appartenir a la classe paisible sédentaire, et toujours inoffensive des petits marchands .
Profondément dégoûté du triste spectacle que j'avais devant les yeux, je me levai bientôt, et ayant payé ma consommation, je me dirigeai vers la porte de sortie en haussant les épaules d'un air de mépris qui fut remarqué de tous les assistants.
Je ne suis pas d'une nature agressive et belliqueuse, mais je dois cet aveu au lecteur, je me sentais, depuis une heure que je portais l'épaulette, un tout autre homme. Il me semblait que nul ne pouvait me résister, que mon nouveau grade me donnait une force et un courage invincibles, que les yeux de l'univers étaient fixés sur mon importante personne.
Il est probable que ma démarche dut sii resseutir de l'impression d'orgueil sous laquelle je me trouvais, car pas un seul des habitues n'osa ni relever mon geste méprisant, ni même m'en démander Texplicalion.
Ce ne fut qu'au moment où je franchis le seuil de la porte, qu'un cri spontané s'éleva dans toute la salle du café, contre moi :
— A bas le modéré ! le lâche se sauve ! a la lanterne le fédéraliste !
Toutes ces vociférations, qui m'arrivèrent distinctes, loin de m'épouvanter, me firent monter la colère au cœur. Laissant retomber la porte que je tenais déjà à moitié ouverte, je me retournai lentement
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\ers mes agresseurs, et, d'une voix calme et ferme :
— Citoyens, leur dis-je, je m'en allais parce que vos propos me dégoûtaient, et non parce que je crains votre présence. Puisque vous semblez mettre en doute mon courage, je vais rester encore pendant dix minutes assis a cette table. Si l'un de vous désire que je lui coupe les oreilles, il me trouvera tout prêt a satisfaire son désir! J'attends!
J'ai souvent remarqué que devant la multitude l'audace réussit presque toujours : le fait est qu'a mon impertinent défi un silence profond remplaça les clameurs, et que personne ne releva mon
gant.
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L'homme a la carmaarnole brime et au\ grandes moustaches, dont j'ai déjà parlé, fut le seul des habitués du café qui parut un instant vouloir accepter la lutte. Je le vis se lever a moitié, eutr'ouvrir les lèvres, comme pour m'adresser la parole, et me regardant d'un air de menace ; mais abandonnant bientôt son projet, il se rassit sans mot dire, et se mit, tout en sifflant un air patriotique, à lire le journal.
Quant à mes deux voisins de table — car j'avais repris ma première place — ceux-là que j'avais déjà remarqués a cause de cet air tranquille qui contrastait si étrangement avec la fureur dont ils faisaient parade, ils n'osaient plus lever les yeux et ressemblaient \i deux écoliers qui, pris en faute, ne savent plus quelle contenance tenir.
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J'affectai, pour ne pas les décontenancer davantage, de ne pas m'occuper d'eux, lorsque j'entendis celui-là même a qui j'avais déjà adressé la parole dire a demivoix a son compagnon :
— Ma foi, mon cher Michaud, je t'avoue que je voudrais bien m'en aller ! Seulement j'ai peur que ma sortie ne soit interprétée par Scévola comme une marque de sympathie donnée aux fédéralistes!...
— J'éprouve le même désir que toi.
Fontaine, lui répondit sur le même ton son compagnon, et je suis retenu par la même crainte... d'autant plus que Scévola, a qui j*ai refusé avant-hier de faire crédit, me garde rancune,
— Une idée, Michaud : 3i nous profi-
lions du dépari de ce militaire pour le suivre et nous échapper?
— Tu as raison, c'est en effet une idée !
Ce court, mais expressif dialogue, qui donnait raison a mon pronostic, me prouva que j'avais bien jugé mes voisins en attribuant leur enthousiasme féroceàla peur. J'eus j)itié d'eux, et voulant les aider a sortir d'embarras, je me levai de table et me dirigeai une seconde fois vers la porte : ils s'empressèrent d'emboîter leur pas sur le mien. Hélas! celte manœuvre ne répondit pas a leur attente.
A peine étaient-ils parvenus a la moitié du café, que l'homme a la carmagnole brune, celui qu'ils avaient, dans leur conversation, dé^iifué 30US le nom deScévola,
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quitta vivement sa place , et prenant le nommé Micliaud par l'oreille :
— Halte-la, citoyen — lui dit-il d'un air narquois — nous avons besoin de ta voix pour célébrer le triomphe de la Montagne. Tu vas rester ici.
— Mais citoyen, répondit Michaud en pâlissant, je ne puis pas perdre ainsi mon temps toute la journée, mon commerce et ma femme me réclament.
— Qu'est-ce a dire, perdre ton temps!
Quel est ce manque de respect pour nous et pour la Montagne? Reste, te dis-je, ou sinon gare a toi !
— Mais, citoyen, après tout je suis libre, s'écria Michaud en essayant d'élever la voix, mon temps m'appartient..,
— Et ce soufflet aussi ! Personne ne t'en contestera la propriété! dit Scévola, qui, joignant l'action a la parole, frappa violemment (le sa main le malheureux Michaud au visage.
A cette insulte sanglante, Michaud devint cramoisi, et se» tournant vers son agresseur :
— Scévola, lui dit-il, d'un ton de doux reproche, pourquoi me trailez-vous ainsi ? Vous n'avez jamais eu cependant a vous plaindre de moi ?Ah ! vous m'avez fait bien du mal !
— Michaud se fâche ! s'écria en riant un des habitués. Voyez comme il traite Scévola !
Alors ce fut un éclat de rire vénérai.
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— Non, je ne me fâche pas, se hâta de dire l'insulté, je me plains. Je prétends que ce n'est pas une raison, parce que je lui ai refusé deux aunes de drap a crédit, pour que Scévola me frappe ainsi.
— Tu m'as refusé crédit à moi, misérable ! reprit Scévola furieux de cette révélation. Tu mens : je te connais trop voleur pour que j'aie jamais eu la pensée de mettre les pieds dans ta boutique. Si je t'ai frappé, c'est que cela m'a amusé ; si je récidive, c'est que cela m'amuse encore !
Et en effet, un second soufflet, plus retissant que le premier, s'abattit de nouveau sur la joue du marchand. Les habitués du café éclatèrent en bravos frénétiques, et crièrent :
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— Vive Scévola !
— Quant b moi, j'étais tellement indigne de l'infamie de cet homme qui ne craignait pas d'abuser de la faiblesse de son adversaire, que je fus sur le point de prendre parti pour ce dernier et de me déclarer solidaire de l'outrage qu'il avait reçu : Michaud ne m'en donna pas le temps, car, s'adressant a Scévola :
— Scévola, lui dit-il presque en pleurant, je vois bien qu'entre nous deux, toute amitié, malgré la communauté de nos sentiments patriotiques, n'est plus possible! tu es mon ennemi et tu veux ma mort...
— C'est vrai ! et comme tu es un lâche, il faudra bien que j'aie recours a l'écha* faud!
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— Oui, je sais que tes dénonciations sont accueillies avec faveur! Définitivement j'ai eu tort de le refuser un crédit ; n'importe, le mal est fait, n'en parlons plus ! Eh bien! Scévola, puisqu'il faut que je meure, j'aime encore mieux que ce soit de ta main que de celle du bourreau. Tu vas donc me rendre raison de tes soufflets et nous allons nous battre !
— Nous battre ! s'écria Scévola en éclatant de rire. Dites donc, citoyens, Michaud qui veut tirer l'épée avec moi!... Qui retient ses places ?... A vingt sous les banquettes pour cette représentation. Passez au comptoir, les bureaux sont ouverts !
-^ Scévola, dit Michaud, je ne vois pas
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trop ce que ma proposition a de si plaisant, j)Our que tu essaies de la tourner ainsi en ridicule ! Je sais très bien que lu es un duelliste, que lu as longtemps donné des leçons d'armes et que lu es certain de me tuer!
Que trouves-tu donc de si risible dans tout cela? Voyons, réponds-moi, oui ou non acceptes-tu mon défi?
— Parbleu! est-ce que j'ai jamais refusé un duel, imbécile? Allons, quels sont tes témoins? Choisis-les avec soin, car je t'avertis qu'après que je l'aurai expédié, ils auront alîaire a moi ! Je ne veux pas que l'on puisse prétendre que j'ai profilé de ta poltronnerie et de ton inexpérience
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pour l'envoyer dans l'autre monde. La mort de les témoins me réhabilitera.
— Citoyens, qui veut m'accompagner?
dit alors Je triste Michaud, en s'adressant aux habitués. Mais personne ne lui répondit. La déclaration du terrible Scévola était trop précise.
— Si vous me faites l'honneur d'accepter mon aide, je ferai de mon mieux pour sauvegarder vos intérêts, citoyen, lui disje alors au milieu du silence.
— Ah ! monsieur, que vous êtes bon et que je vous remercie ! s'écria le malheureux en me serrant les mains avec effusion. Croyez que si par hasard je ne suis pas tué, je vous garderai une reconnaissance éternelle.
— Ne craignez rien, citoyen lui répondis-je; j'ai déjà vu beaucoup de tueurs d'hommes qui ne tuent personne... Ce sont des fanfarons qui puisent leur courage dans la terreur qu'ils savent inspirer a leurs adversaires avant le combat... Mais une foisl'épée a la main, toute cette intrépidité théâtrale tombe comme par enchantement!...
Le poltron bruyant et vantard reste alors et l'on en a bon marché...
— Est-ce pour moi, citoyen, que vous parlez ainsi, me dit Scévola.
— Oui, citoyen, c'est pour vous ! lui répond is-je ; et, m'avançant alors vers lui jusqu'à le toucher, visage contre visage,
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je le regardai fixement entre Jes yeux.
— C'est bon! me répondit-il, nous reprendrons cette conversation p)us tard.
— Je l'espère bien ! Partons !