‹ Les étapes d'une classe au Petit séminaire de Québec, 1859-1868 [microforme]Chapitre 12 sur 36 · RHÉTORIQUE · texte numérisé non relu

RHÉTORIQUE

sal À Gauthier, toire du Canada, on et première messe de M. Napoléon Laliberté.—Le R. P. Schneider e la retraite annuelle.—Conflit à tion de la Sainte-Catherine.

EL ° rappel, à la suite des vacances de 1865, ne

sonna pas désagréablement à nos oreilles. Au contraire, nous avions presque hâte de commencer à franchir Ja dernière étape du cours des lettres. La rhétorique, en effet, est doublement intéressante: elle fait défiler et passer devant les élèves les modèles les mieux faits pour leur faire

comprendre les Icis constitutionnelles du dis- Cours littéraire; elle leur Ouvre de nouveaux horizons, et leur Permet en même temps de refaire, sans guide, le chemin Parcouru depuis la septième. Chaque classe antérieure, si l’on peut s'exprimer ainsi, est comme un entrepôt où l’on €mmagasine une somme variable de connaissans£S linguistiques, géographiques, historiques et littéraires, dont l'inventaire n’a lieu qu’en rhétorique, Ces Connaissances, déjà un peu rouillées, il faut à cette époque les réchauffer, les coordonner et les résumer de manière à en faire un tout.

L'histoire des Caravanes humaines qui ont défilé Sur notre planète, depuis Adam jusqu’à nos jours, il faut en renouer les chaînons,sans qu’il en manque un seul; se remémorer les événements politiques, religieux et Sociaux dont elle est remplie. Les littératures grecque, latine et française, il faut les rafraichir.

Ce regard en arrière n'est pas. sans fatigue, il est vrai, mais il n’est Pas non plus sans charme du moins pour les studieux. Quant à ceux qui ne le sont guère, il leur faut absolument ce stimulant. Supprimez l'examen du baccalauréat, disait dernièrement un homme du métier, et «au lieu du repos hebdomadaire, vous aurez un sur-

ménagement quotidien. » Ce n’est pas sa faute s’il ne donne pas toujours les résultats attendus. Avant d’en faire un bouc émissaire, il serait prudent de consulter le dossier des examinés, de jeter un coup d'œil sur les programmes et les gens qui font les programmes. Cette récapitulation —telle qu’elle se faisait de mon temps—est l’un des principaux avantages du « Bac,» et lorsqu’elle a lieu sous la direction d’un professeur qui sait entraîner à l’égal de M. Légaré, l'attrait de la rhétorique saute aux yeux.

La rentrée eut lieil le 4 septembre. Le lendemain, notre professeur et ses anciens élèves étaient enchantés de se retrouver ensemble, dans le local de la rhétorique, alors situé au coin sud de l'étage de la deuxième salle, et maintenant affecté à la classe de septième. Dès le second jour nous étions à la besogne, avec le même entrain qu’à la fin de la seconde. Le professeur connaissant le.tempérament, les capacités, les qualités et les défauts de chacun de ses élèves, était dispensé d'étudier le terrain sur lequel il devait opérer, et exempt de tâtonnements qui entraînent une perte de temps considérable, L'idéal, il me semble,—si ja chose n'était pratiquement impossible, —serait de parcourir le cur-

riculum des humanités avec le même professeur. Mais les professeurs de long cours, nos collèges — il faut le reconnaître— sont Presque tous dans des Conditions qui ne permettent guère d’en former, ou de les tenir sous la main.

Quoiqu'il en soit, la Providence nous favori- Sait incontestablement en nous laissant notre ancien professeur, M. Légaré avait le don de faire manœuvrer à son gré une classe qui comptait bien une douzaine d’esprits frondeurs et plus ou moins malléables. 11 avait le bon esprit de ne pas remarquer certaines peccadilles, et de nous témoi- &ner une confiance qui dispose toujours favorablement. C’est Pourquoi nous prenions bien garde d’être maussades., Son prédécesseur, M. Méthot,— un vétéran—n'était pas mois bon professeur ; mais les brouilles dans le ménage se seraient éternisées, La température des rhétoriciens de 1866 était, en général, trop variable, pour un professeur aussi riche d'électricité. I] s'en serait suivi des orages et des tempêtes toujours désagréables, <t redoutables surtout aux élèves. Aussi, au- Cun confrère ne s’attrista en apprenant qu’il partait pour Louvain, après avoir démissionné comme professeur de rhétorique.

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11 y a beaucoup d'appelés à commencer le

cours classique, il y en a peu qui persévèrent, mêéme jusqu'à la rhétorique. Cette dépopulation est moins regrettable, toutefois, lorsqu'une salle de classe ne peut convenablement recevoir qu'un nombre restreint d'élèves. Notre professeur put cependant installer le groupe des 26 élèves qui l'entouraient, et Comprenant ceux dont les noms suivent: Beaulieu, Belleau, Blouin, Casault, Cimon, Darveau, Desrochers, Désiel, Fortier, Fraser, Garon, Gauvreau, Gosselin, Grondin, Guay, Huot, Labrecque, Ladrière, Laflamme, Laliberté, Lemieux, Marmette,: J.-B. Morissette, A. Robitaille, Sexton, Vaillancourt.:

Nous comptions donc, en rhétorique, sept confrères de moins qu’en seconde, savoir : Bélanger, F. Bernier, Descombes, Elzéar Morissette, Paquet, de Saint-Georges et Taché.

Bélanger ne tarda pas à obtenir son admission à l'étude de la médecine, et il est depuis longtemps l’un des médecins internes de l’Asile St-Mi-

1. Les finissants de 1866 étaient : Ernest Audet, George Côté, Klzéar Couture, prêtres ; Elzéar Déry, Recorder de Québec ; Chs. Gingras, médecin ; Guillaume Giroux, F.-X. Gosselin, Théophile Houde, prêtres ; Philippe Landry, sénateur ; Nazaire Levasseur, employé civil ; Wilbrod Mayrand, médecin ; Adrien Papineau, prêtre : Louis Sausfaçon, prêtre ; Octave Simard, prêtre,

chel,près Québec. J'ignore Complètement la direction prise par Berni

marin français, nom

Prisonnier sur une

dirigé, pendant une couple d'années, une école indépendante à St- Roch de Québec. Son corps repose dans le petit cimetière de St-Jean,ile d'Orléans, sa paroisse natale. Morissette entra dans le commerce de

nouveautés, et débuta très bien. Il était dans la voie qui mène au succès, lorsqu’à un moment don-

né,le manque d'énergie compromit irrémédiablement son avenir. Il n’a cessé jusqu’à sa mort,arrivée en 1907, de mener l'existence d’un naufragé du monde. Paquet,dont la santé laissait à désirer, était allé faire sa rhétorique au collège de Ste-Anne-de-la-Pocatière, I] revint l’année suivante continuer son cours avec ses anciens confrères.

Georges de Saint-Georges,que le régime de l’internat fatiguait beaucoup, nous avait quittés un Peu avant la fin de la seconde. I] étudia le notariat,

1. Il était fils de Pierre et de Marie Roux, de Bordeaux, et se maria S, Jean, I, O., en 1813, avec Madeleine Demeule.

se fit admettre à cette profession qu’il ne pratiqua guère; et lorsqu'il décéda en 1890, emporté par une attaque de fièvre typhoïde, il était sousrégistrateur du comté de Portneuf. Il tomba malade pendant que j'étais en promenade, et à mon retour, la maladie avait déjà fait des progrès si alarmants que je dus lui administrer les derniers sacrements. Il était mon organiste, et j'étais son curé; mais nos rapports étaient ceux de deux confrères de classe qui n’aimaient rien tant que causer ensemble. Bien élevé, érudit, passablement au courant de la littérature contemporaine, ce condisciple, que j'estimais beaucoup, était toujours le bienvenu à mon presbytère, pendant mon séjour au Cap- Santé. Jules Taché nous quitta—comme Georges de Saint-Georges—au cours de la seconde, et prit le train rapide. Grâce à ses relations de famille, il était immédiatement nommé à une position dans le Département des Terres de la Couronne; il se mariait pendant que ses confrères se préparaient au baccalauréat de rhétorique, et faisait baptiser son premier enfant alors qu'ils n'étaient encore que de simples collégiens. Il pressentait peut-être qu'il ne déy-sserait guère la cinquantaine, c'est pourquoi il ne voulut pas s’at-

tarder. Jules Taché, fonctionnaire modèle, chrétien sans peur ni reproche, était aussi peintre amateur, pratiquant l’aquarelle et la peinture à l’huile.

Les changements dans le personnel enseignant pour l’année scolaire 1865-1866,furent plus nombreux que l’année précédente. M. Ferdinand Laliberté, le meilleur magister que la septième ait peut-être jamais eu, quitta le Séminaire et alla passer l’année en Europe avant d’entrer dans le ministère paroissial. 11 eut Pour successeur, M. Adolphe Godbout. M. Chandonnet était parti dans la dernière quinzaine des vacances pour le Collège romain. Le cours de philosophie—pour la première fois probablement—fut remis à l’année suivante. L'ancien titulaire ne devait pas remonter dans sa chaire. Il revint, en 1867, mais pour recueillir la succession du Principal de l'Ecole Normale Laval, nommé évêque de Rimouski.1

M. Méthot sollicita et obtint un congé d’un an, qu'il passa à l’Université de Louvain. Il fut remplacé par M. C. Légaré dans ses multiples charges de professeur de rhétorique, de préfet

1. M. Chandonnet, créé pour briller partout au premier rang, est décédé subitement à Montréal en 1882.

des études, de directeur de la Société Laval et de l’Académie St-Denys. Enfin, M. Louis Gauthier, encore étudiant en théologie, était chargé du cours d'Histoire du Canada en rhétorique.

Les premiers régents de chaque salle furent:

M. Victor Légaré pour la salle des grands, et M. Napoléon Laliberté pour celle des petits. Ce dernier, toutefois, n’occupa ce poste que temporairement, et fut remplacé à la fin de septembre par M. Joseph Sirois, mort curé de St-Alphonse, diocèse de Chicoutimi, en’ 1897. Les autres régents étaient : MM. Les. Côté, devenu Jésuite, Louis Gauthier, ancien curé de St-Lazare, Adolphe Godbout, Alfred Bergeron, ancien curé de St-Gervais, J. Rainville, curé de St-Jean, ile d'Orléans, J. Quinan, du diocèse d’Arichat, maintenant décédé.:

L'enseignement de l’Histoire du Canada, par un professeur spécial, était une heureuse innovation que le Séminaire n’avait pu réaliser plus tôt.

1. Pendant l’année scolaire 1965-1866, les prêtres agrégés étaient : MM. Taschereau, Gingras, Méthot, Laverdière, Audet, Adolphe Legaré, Hamel, C. Legaré, Buteau, Roussel et Maingui.

Les prêtres auxiliaires étaient : MM. Baillargé, Brunet, Dumontier, Gonthier, B. Paquet, L.-H. Paquet, V. Legaré, Pelletier, Doherty, Bégin et Napoléon Laliberté,

Nous fümes les Premiers à en bénéficier. Le Choix du titulaire était excellent. M. Gauthier, quoique jeune encore, était déjà familier avec l'histoire de son pays, cultivait amoOureusement cette étude, et sut nous la faire goûter. Malher:reusement, le manuel en usage à cette époque était très imparfait, et ne Contenait pas une seule de ces cartes qui facilitent tant l'intelligen: du texte. Cependant notre Professeur fit si bien, que ses élèves possédaient Passablement—au bout de l'année—l'abrégé de l'Histoire du Canada.

Je me rappelle que le héros préféré de M.

Gauthier, son idole Pour ainsi dire, était le fondateur de Québec. Aussi, ses incessantes distractions—qui formeraient la matière d’un gros volume—ramenaient fréquemment sur ses lèvres le nom de Champlain, alors même que nous étions en pleine période de la domination an- &laise. M. Gauthier est l’auteur d’un manuel d'Histoire du Canada, fort apprécié. Cet an- <ien professeur est mort curé de St-Lazare, Bellechasse, en 1880.

Le calendrier scolaire pour l’année 1865-1866 fut beaucoup plus simplifié que celui de l’année précédente.

M. Laliberté, le dernier nom inscrit sur la lis-

te des prêtres auxiliaires, fut ordonné le 24 septembre. Le lendemain, il célébra sa première messe, qui fut servie par son frère Edouard, élève de rhétorique. Les cantiques de circonstance furent chantés par Laflamme que Fraser accompagnait à l’harmonium. A partir de son ordination, M. Laliberté cessa de cumuler les fonctions. de régent et de professeur de cinquième.

La retraite annuelle eut encore lieu en octobre, e fut même un peu plus tardive q ‘à l’ordinair:, puisqu'elle ne commença que le 11 du mois. Elle fut prêchée par le R. P. Schneider, S.J., qui prononçait certains mots en faisant longuement siffler la dernière syllabe.

De la retraite à la Sainte-Catherine, calme plat. Mais la célébration traditionnelle de cette fête fut l’occasion d’un conflit passablement aigü, entre les élèves de philosophie junior et un groupe de rhétoriciens. Un mot, plus piquant que politique, mit le feu aux poudres, et fut cause que ce groupe s’obstina à festoyer seul et à ses dépens. Heureusement, les esprits redescendirent vite à leur température normale, et bientôt il ne resta plus de traces üle cette mésintelligence.

La fin du premier semestre fut endeuillée par la mort de deux écoliers. Les élèves de philoso-

Phie junior perdirent, en novembre, leur confrère Louis Corriveau, qui fut inhumé à St-Michel, sa Paroisse natale, Un mois plus tard, Jean-Marie Anette, élève externe de Quatrième, mourut à Son tour. La terrible moissonneuse donnait une nouvelle preuve de son impartialité, en fauchant chez les Pensionnaires et chez les externes. I] est naturel de regretter ceux qui nous quittent, mais on aurait tort de les plaindre parce qu'ils Partent à peine entrés dans la vie. Ce sont, au contraire, des privilégiés, Puisqu’ils achètent le ciel à bon marché.

Une couple de mois Plus tard, le 6 mars 1866, la mort—toujours en quête de victimes—alla frapper à la porte de la chambrette du Plus vieux prêtre du Séminaire, M. Louis Gingras, âgé de 80 ans. Je lai connu lorsqu'il n’était plus qu’un vieillard voûté, blanc comme neige, à demi-aveugle, et ne quittant guère son ermitage que Pour se rendre à Ja chapelle. Mais si nous en croyons les paroissiens de St-Laurent, ile d'Orléans, il était l’un de ces prêtres dont on peut résumer la carrière dans cette formule abrégée : “il allait de Dieu aux âmes et des âmes à Dieu, sans s'arrêter à soi-même. » M. Gingras avait conservé un si bon souvenir de son passage au mi-

arcanes

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lieu d'eux que, peu de temps avant sa mort, il leur fit cadeau d'un superbe calice d'argent. Cette affection, il la reportait même sur leurs enfants. J'ai encore dans ma bibliothèque un exemplaire de la première édition de la « Semaine Sainte», qu'il me donna en 1864.

Tous les écoliers natifs de St-Laurent bénéficièrent de la même faveur. Ce bon vieillard était le troisième prêtre du Séminaire, qui descendait dans le tombeau depuis le commencement de nos études.

Le Séminaire n’à jamais manqué de bons serviteurs, bien qu'ils se fassent de plus en plus rares. Mais il n’en a peut-être jamais eu comme son portier, ou plutôt comme son messager actuel. Georges est entré en fonctions dans le courant de mars 1866, et il est encore à son poste, souriant, commissionnant du matin au soir, avec une impeccable ponctualité, accueillant les importuns aussi bien que ceux qui ne le sont jamais, semblant même attendre chacun, juste au moment où il se présente, et, par-dessus le marché, enchanté de les obliger. Malgré un long service de quarante-deux ans, il va et vient encore comme un moucheron, avec l’empressement d’un néophyte. Ses rares instants de loisirs, il

les emploie à enfiler des grains sur laiton. Ceux qui ne l'ont jamais revu depuis ses débuts, le re- Connaïtraient aisément, car son physique—invieillissable en quelque sorte—n’a guère changé, Il commence à peine à grisonner. On peut donc

teurs. Il fêtera dans quelques années le cinquantenaire de son entrée au service du Séminaire. Les nombreuses générations d’écoliers dont ila été le messager, j'aime à le croire, se rappelleront en cette circonstance celui qui les a servis avec tant de complaisance.

La visite du Choléra—attendue l'année précédente—était officiellement annoncée pour la fin de juin 1866. C’est Pourquoi J2 Conseil du Séminaire décida, le 26 mars, que l'examen du baccalauréat aurait lieu les 4 5et6juin. « Cet examen, dit le Journal du Séminaire, a été avancé d'un mois cette année, par la crainte que le choléra ne force les élèves à déguerpir avant le temps. »

Une autre conséquence de cette visite redoutée et redoutable fut la Suppression du concert du 30 avril. On lit, à cette date, dans le Journal du Séminaire: « C'est aujourd’hui l'anniversaire de

la naissance de Mgr de Laval. On n’a fait cette année aucune chose extraordinaire, de peur de distraire les écoliers de leurs études, vu qu'ils se préparent à l'examen plus tôt. »

Pendant les mois d'avril et de mai la communauté ne cessa de solliciter Dieu de vouloir bien empêcher le fléau de traverser l'Atlantique. Messes, neuvaines, lampes devant l’autel de la Congrégation, promesses, en un mot, toutes les armes de l'arsenal spirituel furent mises à contribution, et nous assiégeâmes le Ciel avec tant de foi et de persévérance que Îe pestiféré renonça à faire son tour d'Amérique.

Les examens du baccalauréat eurent donc lieu au commencement de juin. Mais, en vertu de la loi des compensations : point de choléra, point de vacances plus matinales. Les finissant: et les rhétoriciens durent, comme les autres confrères, attendre la dete officielle de la sortie. Ces semaines d’inaction, on les passa à lire, à jongler, sommeiller et tuer le temps. Notre seule distraction à part cela, était d'observer une équipe d'ouvriers échafaudant pour la construction d’un étage additionnel au vieux Séminaire. Enfin, l’année scolaire allait prendre fin. Le 7 juillet, on chanta—pour la première fois—un service solen-

nel-pour tous lcs élèves défunts. Depuis, ce service est régulièrement chanté tous les ans. La distribution des prix, présidée par M. Taschereau, eut lieu le surlendemain et se termina, selon le rite ordinaire, par je discours d'adieu qui fut Prononcé par Adrien Papineau. Puis, le 10 juillet, la communauté tout entière était licenciée et autorisée à prendre un repos bien mérité.

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