LA PENSEE DE LA MORT
Ordinairement, Jean était un conteur d'action, mimant volontiers l'image et parcourant avec agilité une gamme d'inflexions très-variées. Tout à l'iieure encore, pendant que, sous prétexte de me fournir un sujet de drame, il effleurait si drôlement la question lamentable et grotesque de l'émiettement doctrinal subi par les diverses communions protestantes, j'admirais la vivacité de son geste et le singulier bonheur de ses intonations.
Mais maintenant, il parlait presque à voix basse et ses mains immobiles restaient croisées sur ses genoux.
— Ce soir-là, reprit-il, où le père se coucha avant l'heure pour la première fois depuis que j'avais l'âge de raison, l'inquiétude ne vint d'abord
à personne parce qu'il avait veillé la nuit précédente auprès de maman avec Charles, notre aîné et mes deux sœurs, Louise et Anne. Maman était sujette à des crises très-douloureuses, mais qui ne laissaient d'autre trace qu'un irrésistible besoin de sommeil.
La journée s'était passée joyeusement, mon frère le soldat avait écrit de je ne sais plus où une de ces lettres que nous aimions tant et qui, cependant, ne disaient trop rien, sinon que la prochaine en dirait davantage; ma sœur aînée la religieuse avait envoyé un panier des belles prunes du couvent que je vois plus grosses que des pêches à travers le temps.
Papa mangeait peu de fruit, mais il avait pour « la religieuse » une petite préférence que maman lui reprochait parfois en riant, et il goûtait de ses prunes. On avait dîné de bon appétit ; le père avait dit, pendant que nous fêtions le panier de prunes au dessert, la fameuse histoire de Laurent Bruand^ le fin matelot de Bretagne qui acheta dix navires chargés depoudred'orpour un bouton de culotte(l),
(1) Cette légende, si populaire parmi les marins bretons,
et comme le père ajoutait toujours quelque facétie nouvelle au texte original, le repas avait fini dans un éclat de rire.
Nous restions quatre à la maison, outre les absents : mon frère Charles, mes deux sœurs et moi. Tout cela riait de grand cœur à l'occasion, et maman plus haut que les autres.
Mais un quart d'heure après que la lampe fut éteinte dans le cabinet, il y avait, par toute la maison, un vent de trouble qui était déjà du deuil, j'entendis Anne, ma sœur cadette, qui disait à l'autre tout bas :
— Il allait tout courbé en se tenant aux chaises, et maman a fermé la porte sur lui dès qu'il a été entré dans sa chambre.
Ma sœur Louise, qui était la plus éveillée de la famille, avait la figure toute changée. Elle me fit mettre à genoux dans la salle à manger où nous étions, et nous commençâmes à trois la prière du soir. Il y avait des pas qui allaient et venaient.
— Mais qu'y a-t-il donc ? demandai-je après le
se trouve au long dans la Première aventvre de Corentin Qtcimper.
Pater. Je ne peux pas respirer, quelque chose m'étoutle.
Anne répondit :
— C'est papa qui ne se trouve pas bien. Louise ajouta :
— Il ne devrait jamais manger de prunes.
Nous commençâmes le Credo. Mes sœurs avaient des distractions et leurs pauvres voix chevrotaient. Notre vieille bonne entra en disant :
— Ils sont retournés dans le cabinet. Madame a voulu faire elle-même la couverture et monsieur s'est entêté à ranger ses papiers. Alors, il a tombé...
— Tombé ! s'écrièrent mes deux sœurs en un gémissement.
Moi aussi je dis : « Tombé! » mais j'ajoutai ; 0 S'est-il fait mal ? »
Notre bonne Julienne reprit :
— C'étaient les papiers de l'affaire Sicard, le banqueroutier que monsieur dit toujours qu'il est innocent, malgré toutes les preuves. Nous Tavons mis dans son lit bien bassiné, madame et moi... Ah! il n'est pas bien lourd, ni gras, le pauvre monsieur!
et alors M. Charles a parti au galop pour ramener M. Jamond et M. Olivier.
M. Jamond était le curé de notre paroisse et M. Olivier notre médecin.
Mes sœurs se glissèrent hors de la salle à manger sur la pointe du pied; je voulus les suivre, mais Julienne m'embrassa très-fort et je vis qu'elle pleurait.
— Est-ce que ça a saigné quand papa est tombé? demandai-je.
Julienne s'essuya les yeux avec son tablier en haussant les épaules.
Ne va pas croire que j'eusse la pensée de la mort. La mort n'était jamais entrée chez nous, je ne la connaissais pas. Le froid qui se glissait entre ma chair et mes os était bien l'horreur delà mort ; mais cela n'avait pas encore de nom pour moi.
Quand nous étions malades maman nous disait :
— Ce ne sera rien.
Je dis de même en interrogeant Julienne du regard à la dérobée. Elle me répondit :
— Va au lit, mon petit homme, madame le veut. J'obéis tout de suite parce que je vis bien qu'elle
me barrerait le passage du côté de la chambre de mon père, mais je m'arrêtai aussitôt la porte passée, et j'écoutai. On disait :
— Le docteur est là.
Je fus tout rassuré, car le docteur était notre plus grand ami avec M. le curé, et c'était un bien bon médecin. Papa ne parlait jamais de lui sans ajouter ;
— C'est le meilleur des hommes.
On dit encore, et cette fois, c'était la voix de ma sœur Louise :
— Il s'est presque trouvé mal pendant qu'il tâtait le pouls...
Je compris bien qu'elle parlait du docteur et j'eus le cœur serré, mais l'idée de la?nort ne me vint pas pour cela.
Ce que je voulais, c'était voir. Je suivis le corridor où personne ne parlait plus et j'arrivai jusqu'à la chambre à coucher.
Le docteur Olivier était en bras de chemise. Mon frère et mes deux sœurs tout blêmes se tenaient derrière lui. Maman s'accrochait de ses deux mains
crispées au bois du lit pour ne point aller à la renverse.
Comme elle était tout près de la porte^ je lui touchai le bras pour lui dire :
— Ce ne sera rien.
Elle me regarda d'un air fou. Je reculai comme si elle m^eût battu.
Mais de penser que la mort était là, chez nous, oh ! non ! j'en étais à mille lieues. D'ailleurs, mon père que je vis, quand maman se retourna, était très-rouge, jusque dans son cou que j'apercevais derrière sa chemise débraillée. Ses yeux roulaient comme etrarés,il remuait les lèvres sans rien dire et ses mains inquiètes cherchaient sur sa couverture des choses qui n^y étaient point.
La mort est la pâleur et l'immobilité. Ce n'était pas la mort...
M. Olivier dit un mot que je n'entendis pas, ma
sœur cadette s'affaissa tout d'un coup comme un
paquet de linge. On l'emporta. Personne ne parlait.
Le bruit de mes dents qui claquaient me semblait
énorme, et je pensais que tout le monde en devait être incommodé. Je répétais tout bas :
— Ce ne sera rien, ce ne sera rien.
Quelqu'un, je ne sais qui, me fit taire, et je trouvai cela cruel. Je ne voyais pas ce que le docteur faisait.
Mon père dit tout à coup d'une voix distin€te, mais qui n'était plus sa voix :
— Le malheureux n'avait pas d'ordre...
Ma mère tordit ses mains jointes vers le ciel en murmurant :
— 11 s'est tué de travailler ! c'est cette affaire Sicard qui lui a monté au cerveau ! voyez ! il en parle encore ! La nuit dernière, en me veillant, il en parlait! au Palais, ils étaient tous contre ce Sicard, et il avait dit : Je le sauverai !
Julienne arrivait avec de la glace cassée dans un mouchoir. Elle mit le paquet tout mouillé sur la tête de mon père, et je pensais que maman la gronderait pour avoir gâté l'oreiller . Le malade essaya de se révolter contre ce poids qui chargeait son crâne, mais M. Olivier le maintint et dit :
— Le sang se montre!
— Mon Dieu! mon Dieu! mon Dieu! pria par trois fois ma mère avec une ferveur passionnée, allezvous avoir pitié de nous!
A un mouvement que fit le docteur Olivier, j'aperçus entre son bras et son flanc des choses éclatantes : une cuvette rouge, des linges tachés d'écarlate... Cette fois, je ne pus retenir un cri d'angoisse. Julienne vint et m'entraîna.
— Com-iie il est blessé ! luidis-je.
— Mais non, fit-elle, ah! les enfants! c'est pour sa guérison. Faudrait qu'il rende une pleine bassine î
— Alors, ce ne sera rien? demandai-je.
Elle m'embrassa, puis me poussa et je tombai dans le noir auprès de mon petit lit.
— Prie fort, fort! me dit-elle, le bon Dieu est bon.
Je restai seul, tout ébranlé, tout tremblant avec un désir confus de fuir je ne sais où et je ne sais quoi, car le mot de la grande terreur qui m'opprimait n'était pas encore prononcé en moi.
Il y avait ce rouge que j'avais entrevu par-dessous l'aisselle du docteur. La nuit qui m'entourait
en était toute pleine. Il y avait aussi l'odeur : je voudrais bien t'exprimer cela, mais je ne puis. Cette odeur dont je parle n'est peut-être pas faite d'effluves matérielles. C'est l'atmosphère même delà dernière heure.
Oh ! qu'ils sont braves, ceux qui ne servent pas Dieu et qui peuvent soutenir la pensée de la mort! Braves ou aveugles! puisque nous autres, les croyants, détachés de tout ce qui est la terre et plaçant dans cette heure suprême, fm de nos misères, commencement de nos joies, le meilleur, le seul espoir de notre âme, nous ne savons l'aborder, ni rien de ce qui s'y rattache, qu'avec de si profondes épouvantes!
Je n'étais qu'un enfant, et j'étais plus enfant peut-être que ceux de mon âge : si enfant que je ne savais même pas donner un nom au mal qui me peignait, et après cinquante ans ce souvenir éveillé ramène la sueur froide à mes pores!
Car il n'est pas question de ma douleur; à ma douleur j'arriverai : il ne s'agit ici que de ma terreur : mystérieux et miséricordieux instinct que
Dieu a mis en nous, indépendamment de ce qui est la sagesse, pour combattre lesgasconnades de notre raison et les trahisons de notre chair.
Immense charité de Dieu î Providence infinie, surtout dans ses détails, vous avez réglé le rôle du moindre grain de sable dans l'équilibre des mondes et vous avez mesuré la fonction précise que remplira dans Toeuvre du salut chaque battement du cœur de Thomme !
Chez nous, les chambres où l'on recevait ceux du dehors n'étaient assurément pas bien belles; néanmoins, elles gardaient, comme notre mise à tous, un certain décorum ; mais ce qui ne se voyait pas était franchement pauvre. Nous couchions dans des recoins. Mon lit et celui de rnon frère Charles qui venait de passer sa thèse d'avocat remplissaient à eux deux presque hermétiquement un petit couloir sombre attenant au cabinet de papa.
Ce fut là que Julienne me laissa, après m^avoir dit de prier fort, fort. Le cabinet de papa était vide, puisque la famille se trouvait réunie dans la chambre à coucher. Quand Julienne fut partie, j'essayai de
faire comme elle m'avait dit, mais je ne pouvais plus trouver les mois du. Notre Pè?'e. J'avais un poids dé plomb qui m'écrasait la poitrine et je radotais en dépit de moi ce refrain qui me faisait pleurer, parce que je n'y croyais plus :
— Ce ne sera rien.
Chaque maison a sa voix familière qu'on n'écoute même pas, tant elle entre instinctivement dans le train de la vie; mais dès que cette voix change, l'attention s'éveille violemment. Il m'arrivait des bruits qui n'étaient plus la voix de chez nous, et quand ces bruits se taisaient, je mettais mes sanglots dans le silence.
D'autres fois, la solitude du cabinet voisin me parlait. J'entendais la plume de papa qui grinçait, grinçait... et de je ne sais où, maman me disait à l'oreille :
— Il a travaillé trop! C'est cette affaire Sicard qui lui a monté au cerveau !
Il nous aimait tendrement. Les instants qu'il pouvait nous donner étaient bien courts, mais il avait des histoires touchantes et d'autres à mourir de
rire qu^il vous racontait au galop. Avec lui, ce n'était jamais long. En deux minutes il s'emparait de nous par la gaieté ou par les larmes. Comme j'étais le Benjamin, il me prenait encore quelquefois sur ses genoux pour jouer « à îaposte : »
A Paris, à Paris.
Sur mon petit cheval gris...
Le temps de chanter ces deux vers en faisant le grand trot, il était déjà un peu essoufflé, mais quand il me remettait à terre, je me trouvais ragaillardi comme par une promenade d'une heure.
Il était incroyablement vivant, et avec lui, cela se gagnait. Nous avions une vieille jambe de bois de l'Empire qui demeurait dans les combles avec deux petits enfants. Papa était leur « Visiteur. »
Le vieux l'attendait souvent au bas de l'escalier pour rendre le salut militaire à son ruban rouge et il disait :
— ■ Sixquat'deux! Le bourgeois n'est pas quelqu'un de bien carré par les épaules, mais il fait tout à la baïonnette !
Je m'étais mis à genoux au pied de mon lit, ta-
chant de saisir ma prière; elle me fuyait; je faisais un si grand effort que la sueur m'inondait. En même temps pour n'entendre plus ces bruits qui m'effrayaient, pour m'isoler surtout dece silencieux cabinet où la plume de papa grinçait à mon oreille, je fourrais ma tête dans ma couverture tant que je pouvais, pensant :
— Je prie fort, fort! ô Jésus! rendez-moi malade à la place de lui !
Ce qui bourdonnait dans ma tête ! Ce qui s'agitait dans mon cœur î Je sautais la poste sur ses genoux... « Il était une fois un pauvre petit garçon... »
J'entendais cela, et nous étions tous à table autour de papa qui commençaitl'histoire.Et lavoixdésolée de maman passait par-dessus, disant : a II s'est tué de travailler! »
Tué! J'avais donc bien l'idée de la mort? Non. Depuis que je me connaissais, maman répétait chaque jour: a II se tue ! » et papa vivait, et il souriait, et il travaillait toujours, toujours.
Comment cela peut-il arriver? Il est sûr que je m'endormis à genoux, la tête entortillée et pleurant
des larmes qui me brûlaient. Je rêvai d'un grand oiseau qui me mordait les yeux. Je ne sais pas si je dormis longtemps : je fus éveillé par mon frère Charles qui me couchait sans rien dire. Et moi, je ne lui demandai rien. Il y avait maintenant du monde dans le cabinet et de la lumière, car un rayon passait sous la porte.
J'aimais mon frère aîné qui était pour moi la bonté même, et je n'ai aimé personne autant que lui, excepté mon père, ma mère et Marie, mais il me faisait honte un peu, parce que, au collège où j'allais externe, on disait : « Charles est un cafard. »
Ce n'était pas toujours la faute de nos maîtres dont plusieurs étaient excellents, mais, sous la Restauration, les petits de l'Université étaient « libéraux » et n'estimaient point ceux qui ne savaient pas fumer le cigare à paille aux devantures des cafés. J'avoue que je partageais un peu cette opinion.
Mon frère Charles était un cafard, un sournois et même un jésuite, ce qui est encore bien plus grave, parce qu'il étudiait consciencieusement en remplissant avec ferveur ses devoirs de chrétien. Tout jeune, il poussait l'économie jusqu'au scrupule, mais c'é-
tait pour donner aux pauvres. Sa générosité cachée ne connaissait point de bornes.
Ces caractères-là n'attirent que Dieu. L'homme les redoute : chacun se sent blâmé plus ou moins par leur exemple. C'est toujours l'histoire de Phocion ou d'Aristide; ces chrétiens d'avant Jésus-Christ, et c'est surtout la figure de Jésus-Christ lui-même, représentée parle majestueux et miraculeux passage de son Eglise à travers la calomnie des siècles.
Le Mal a intérêt et aussi plaisir à rabaisser et à ridiculiser le Bien.
Je te reparlerai de mon frère Charles à propos de ma grande étude sur Tartufe.
Et ce n'est pas seulement le Mal qui s'acharne contre le Bien, c'est le Bien qui voit avec mauvaise humeur le Très-Bien.
Chez nouSj dans notre maison, pieuse s'il en fut, Charles était loin d'être le favori.
En me mettant au lit, il pleurait tout bas et prenait garde à ne pas m'éveiller, croyant que je dormais toujours. Il me mouilla au front en m'embrassant. Pourquoi ne parlai-je point?
Tout haut^ maman priait de Tautre côté de la porte, et elle disait :
— Mon ami, m'entends-tu ? Tâche de suivre ce que je dis comme si c'était toi qui parlais et donne ta souffrance au cœur soutfrant de Jésus.
Papa était donc là maintenant. Charles murmurait :
— Elle en mourra! C'est trop pour elle ! Seigneur^ faites miséricorde !
Moi, je m'étonnais de n'avoir plus en moi ces grands déchirements de tout à l'heure et je m'en affligeais, d'autant plus que la vérité navrante essayait de se faire jour; la prière de ma mère m'avait enfin parlé de mort.
Mais je restais inerte; je n'essayais pas de lire ma pensée; au contraire, je m'engourdis de nouveau dans une somnolence qui me liait et me serrait, rêvant longuement qu'on me noyait à un endroit de la rivière souillé par le travail des tanneurs et où j'avais vu autrefois des enfants cruels torturer l'agonie d'un pauvre petit chien. J'étais à la place du chien et c'était contre moi que les enfants s'acharnaient.
Je fus éveillé par un grand mouvement qui se faisait.
Une fois, à Toccasion de la croix d'honneur que papa avait reçue, les gens du Palais étaient venus le féliciter. Je me souvenais d'avoir vu ce jour-là le cabinet plein comme un œuf, et le bâtonnier des avocats avait prononcé un beau discours. Il me sembla que c'était encore ainsi, et qu'une foule pareille piétinait de l'autre côté de la porte. La lueur qui marquait le seuil me sauta aux yeux beaucoup plus vive. Je me levai sur mon séant, comme si quelqu'un m'eût appelé. J'essayais de ne point penser; il y avait en moi comme un profond vide, pesant et douloureux, qui me bourrelait le cœur.
Charles passa devant mon lit, et me voyant demilevé, il me prit dans ses bras, tout frissonnant que j'étais, pour me dire à l'oreille bien doucement :
— Il ne faut pas avoir peur, papa veillera sur toi dans le ciel. Viens, mon petit Jean, et ne fais pas de bruit en pleurant, voilà M. le curé qui apporte le bon Dieu...
— Le bon Dieu! m'écriai-je : tout est donc fini! Charles me serra contre lui et la voix du prêtre
arriva disant en latin : ce Paix à cette maison. » Le clerc répondit avec les assistants^ parmi lesquels je reconnaissais ma mère : « Et à tous ceux qui Thabitent. »
Oh ! la pauvre voix de maman, si changée, mais si ferme dans Fagonie de son bonheur expirant !
Nous nous mîmes à genoux derrière la porte que Charles n'osait plus ouvrir avant la fin des prières qui précèdent la dernière confession. Le prêtre continua : « Seigneur, vous me baignerez d'hysope. »
Nous répondîmes avec ceux qui étaient dans le cabinet : « Vous me laverez, et je serai blanchi audessus de la neige... »
Vï