‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 115 sur 505 · LE DUALISME DE MALEBRANCHE · texte numérisé non relu

LE DUALISME DE MALEBRANCHE

87. — Nous pouvons rattacher le rythme propre de la pensée de Malebranche à l'exigence cartésienne des idées claires et distinctes. Les seules idées qui se détachent devant l'esprit sont les idées de la mathématique pure, le nombre et l'étendue. Or, la clarté de ces idées, leur immutabilité et leur infinité, font contraste avec l'obscurité, avec le caractère fugitif et limité de la qualité sensible, telle qu'elle est donnée dans la conscience. Descartes, dissociant la forme et le contenu du jugement, avait montré que le Cogito affirmait la certitude immédiate de l'acte

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