LeLtro du 6 sept. 1714. Éd. Cousin, p
2. Cf. Sfiino:a et ses contemporains, Revue de Métaphysique 1903, p. 698 et
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(lo In pons('(\ on laissant dans le douto l'cxistenco mienne do son objet : l"î\ino osL pins aisée à connaître que le corps, cest-à-diro plus aisée à déterminer comme réalité substantielle. Malebrancho interprète la môme dissociation dans un tout autre sens : le contenu de la pensée est clair, la l'orme en est obscure. Si la connaissance signifie compréhension intégrale, l'étendue est plus aisée à connaître que Tûmc; la géométrie peut devenir une science de rintelligible, et non la psychologie. La clarté concentrée sur la mathématique a donc ce résultat final de mieux faire ressortir la confusion qui pèse sur le domaine du sensible, qu'il s'agisse des représentations du monde matériel, ou des sentiments que nous éprouvons directement de notre être propre. L'obscurité est en l'homme: en Dieu seul est la lumière. Mais ce n'est pas tout, et cette lumière elle-même est double. Dieu est d'abord le support, le sujet, de retendue intelligible : « Cette étendue intelligible est sagesse, est puissance, est infiniment parfaite; non selon qu'elle est représentative du corps, non selon que nous la voyons, non en tant qu'idée éternelle des créatures, mais selon la substance que nous ne voyons pas en elle-même. Car" tout ce qui est en Dieu est Dieu tout entier pour parler ainsi. Sa substance n'est point divisible et quoi qu'il y ait dans l'étendue intelligible des parties intelligibles, des figures intelligibles, et toutes les vérités géométriques, Dieu est un être simple, indivisible, et immuable ^ » La spirituahté de l'espace permet d'affirmer l'étendue de Dieu. « L'étendue, Ariste, est une réalité, et dans l'infini toutes les réalités s'y trouvent. Dieu est donc étendu, aussi bien que les corps, puisque Dieu possède toutes les réalités absolues, ou toutes les perfections. Mais Dieu n'est pas étendu comme les corps; car, comme je viens de vous dire, il n'a pas les limitations et les imperfections de ses créatures -. » De cela même résulte qu'on ne trouvera pas dans la contemplation de l'étendue intelligible, le secret des limitations et des imperfections que présente l'univers matériel; la raison divine ne contient pas la volonté de créer : « La volonté de créer des corps n'est point nécessairement renfermée dans la notion de l'Etre infiniment parfait, de l'Être qui se suffit pleinement à lui-même. Bien loin de là, cette notion semble exclure de Dieu une telle volonté ^. » La science de Vexislence est incommensurable à la
1. Réponse au traité des vraies et des fausses idées, 1684, chap. xvi. (Ed. 1709, p. 186.)