N. E. II, ch. XXI
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tout le iiu>mo, ce qui est maximo rondamentale chez moi, cL qui Vi\gne dans toute ma philosophie. Et je ne conçois les choses inconnues ou coniusémenL connues que de la manière de celles qui nous sont distinctement connues; ce qui rend la philosophie bien aisée, et je crois môme qu'il en faut user ainsi; mais si celte j)hilosophie est la plus simple dans le fond, elle est aussi la plus riche dans les manières, parce que la nature les peut varier à Tintini, comme elle le fait aussi avec autant dabondance, d'ordre et d'ornements qu'il est possible de se ligurer ' .»
Section B. — Les applications.
l'infini et l'étendue
124. — Une première application du dynamisme intellectuel permet de résoudre l'énig^me, où les Cartésiens s'étaient embarrassés, des rapports entre l'infini et l'étendue. Précisément parce qu'il maintient, contre l'interprétation purement intellectuelle que Malebranche et Spinoza donnaient à la mathématique cartésienne, la nécessité d'une aperception synthétique à la base de la géométrie, Leibniz se refuse, comme Descartes lui-même, au paradoxe d'une étendue indivisible. « Il est étrange que Spinoza paraisse, dans le iraiié delà Réforme de l' Entendement'^, nier que l'étendue soit divisible en parties et composée de parties; ce qui n'a pas de sens, à moins qu'il ait fait de l'espace une chose qui ne serait pas divisible. — Mais l'espace et le temps sont ordres de choses, non choses ^ »
Seulement il ne s'ensuit pas de là que nous devions revenir à ralternalive où nous enfermerait la logique toujours trop simple et trop étroite, la logique par oui et par non, d'un Descartes. Selon Descartes, on peut « acquérir » par la méditation — ou plus exactement peut-être on s'aperçoit par la méditation que l'on possède — « une connaissance très claire, et, si j'ose ainsi parler intuitive, de la nature intellectuelle en général, l'idée de laquelle, étant considérée sans limitation, est celle qui nous représente