‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 18 sur 505 · a umdjome rukiei (2 X · texte numérisé non relu

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100 = tanein umdjome (5 x 20).

14. — La considération de tels procédés, à la fois élémentaires et disparates, évoque et brusquement va rejoindre les réflexions profondes sur l'analyse moderne que l'on a retrouvées dans les papiers d'Évariste Galois : « De toutes les connaissances on sait que l'Analyse pure est la plus immatérielle, la plus éminemment logique, la seule qui n'emprunte rien aux manifestations des sens. Beaucoup en concluent qu'elle est, dans son ensemble, la plus méthodique et la mieux coordonnée. Mais c'est erreur ^,. En vain les analystes voudraient-ils se le dissimuler : ils ne déduisent pas, ils combinent, ils comparent ; quand ils arrivent à la vérité, c'est en heurtant de côté et d'autre qu'ils y sont tombés-... Tout cela, continue Galois, étonnera fort les gens du monde qui, en général, ont pris le mot Mathématique pour synonyme de régulier^. «Cette même absence de coordination méthodique, de régularité caractérise les premières opérations sur les nombres; c'est par là que la mentalité primitive apparaît comme prélogique selon l'excellente expression de M. Lévy- Bruhl.

M. Lévy-Bruhl a fortement insisté sur la signification du prélogique, qui n'est nullement l'an/Z/o^r/^ue ou Valogique^. De fait, quand on limite la considération du prélogique à ce qui concerne le calcul, on voit que le prélogique prélude bien plutôt aux règles du discours logique qu'aux règles de la pensée logique. Le prélogique ne serait nullement antérieur au logique si, par logique, on entendait le rationnel, comme fait Galois dans le passage que nous venons de citer. Et en effet, le domaine du calcul est aussi le domaine de la pratique individuelle où le primitif fait preuve d'une intelligence analogue à la nôtre ^. Il n'offre

1. Manuscrits et papiers inédits de Galois, publiés par Jules Tanuery. Bulletin des Sciences Matliémaliques, 1906, i"= partie, p. 2r)9.

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