LK. CALCUL INFLNITF.SLMAL KT LA MECANIQUE
suppose Pim d'eux « Lanl soil. pou plus tj^rand » ou ayant " lanl soit p(Mi plus de vitesse », la seconde el la troisième loi portent que le plus petit ou le plus lent rejaillirait seul, et ils iraient d(^sormais tous deux dans la môme direction '. « De la sorte, lait observer Leihni/, deux cas qui, suivant h^s hypothèses ou données, auraient une dilïerence infininuMit petite (ou qui pourrail être prise intérieure à toute difFérence donnée), auraient cependant, dans les conséquences, une difïerence très grande et très notable... La règle de l'égalité, c'est-à-dire de l'inégalité infiniment petite, ne pourrait pas être comprise sous la règle générale de l'inégalité '-. » Une telle incohérence est une condamnation formelle aux yeux de Leibniz : la loi de continuité est un critérium général ^ une pierre de touche irrésistible. « Il ne se peut pas que la conséquence de l'inégalité évanouissante ne s'évanouisse pas de lagon à rejoindre la conséquence de l'égalité*. »
127. — Il faut réformer la mécanique cartésienne. Le principe de la réforme leibnizienne est assurément dans l'expérience. Mais il est remarquable que l'interprétation de l'expérience conduise à des résultats que Descartes ou tout autre savant de sa génération, en possession des résultats fournis par les observations physiques de Galilée, eût dû apercevoir s'il avait disposé d'une forme mathématique capable de pénétrer plus profondément le cours de la réalité.
Archimède avait établi dans le Traité de Véquilibre des plans ou de leurs centres de gravité la loi de l'équilibre : « Prop. VI. Des grandeurs comraensurables [GG'] sont en équilibre lorsqu'elles sont réciproquement proportionnelles aux longueurs [LL], auxquelles ces grandeurs sont suspendues » :