‹ Les étapes de la philosophie mathématiqueChapitre 191 sur 505 · Bodemaan, Die Leibniz — Handschriften, 1895, p · texte numérisé non relu

Bodemaan, Die Leibniz — Handschriften, 1895, p

6. Lettre à Oldenbourg, de Paris, 16 octobre 1674, Briefw., 1895, p. 107.

Bruxschvicg. — Les étapes. lo

mettent d'illustrer la diversité des représentations que nous nous faisons d'une même réalité : « Uli enim eadem civitas aliam sui faciem offert, si a turri in média urbe despicias (m Grand gelegt), quod perinde est ac si essentiam ipsam intueare; aliter apparet, si extrinsecus accédas, quod perinde est ac si corporis qualitates percipias; et ut ipse civitatis externus aspectus variât, prout a latere orientali aut occcidentali dis-accedis, ita similiter pro varietate organorum variant qualitates ^ » Grâce à la découverte de la quadrature des courbes, il est possible de passer de la relation purement externe entre figures spatiales à la relation intellectuelle entre les termes des séries, et d'apporter ainsi à l'explication du rapport entre les monades un sens plus intérieur et plus profond.

Les monades s'expriment les unes les autres en ce sens « qu'il y a un rapport constant et réglé entre ce qui se peut dire de l'une et de l'autre. C'est ainsi qu'une projection de perspective exprime son géométraP ». Or, dans l'ordre de la métaphysique comme dans l'ordre de la géométrie, la correspondance terme à terme sera la source de l'harmonie. « Les perceptions qui se trouvent ensemble dans une même ame en même temps, enveloppant une multitude véritablement infinie de petits sentiments indistinguables, que la suite doit développer, il ne faut point s'étonner de la variété infinie de ce qui en doit résulter avec le temps. Tout cela n'est qu'une conséquence de la nature représentative de l'âme, qui doit exprimer ce qui se passe, et même ce qui se passera dans son corps et en quelque façon dans tous les autres, par la connexion ou correspondance de toutes les parties du mondée »

133. — Le parallélisme de la mathématique et de la métaphysique apparaît plus étroit encore, si l'on se reporte aux travaux de Leibniz dans les années qui précèdent la publication du Système nouveau de la nature et de la communication des substances. En 1692 et en 1694, Leibniz fit paraître dans les Acta eruditorum de Leipzig, deux mémoires où il introduit dans la géométrie deux notions d'une importance décisive, les coordonnées curvilignes elles lignes enveloppes '- : de Linea ex Lineis numéro inflnitis ordinatim ductis inter se concurrentibus formata^ casque omnes tangente, ac de nova in ea re Analysis infinilorum usu; et la Noua calculi differentialis applicatio et usus, ad multi-

1. Lettre à Thomasiiis, d'avril, 1669; G, I, 19. Cf. llannequin, op. cit., II, 48.

Page 1