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. ' » Celle suI)sliliilioii évite la conlradiclion inhérente au a
« calcul des incommensurables mômes »; elle permet l'analyse infinitésimale, et lui confère en môme temps une vérité rigoureuse. 11 faut bien voir en effet que la substitution de 6 ± e à 6 n'entraînerait d'erreur que dans le cas où t serait quantité déterminée. Or, rhy|)otiiése même est que s est quantité indéterminée et arbitraire, moindre qu'une quantité assignée quelconque ; l'erreur est donc inassignable « discrétionnaire, indéfmiment réductible » *, ou plus exactement Terreur est nulle ^
Les objections que l'on a élevées contre l'exactitude <!e cette conception n'ont aucune liaison avec la science proprement dite; elles ne viennent que d'un préjugé métaphysique auquel Garnot, qui a vulgarisé la « théorie des erreurs compensées », n'avait pas lui-même échappé : « Le réalisme accoutumé des mathématiciens, comme des philosophes, a empêché Garnot de voir que l'erreur introduite est déjà une erreur nulle, et que ce serait manquer à la définition des différentielles que d'admettre que, comptées en plus ou en moins dans le résultat d'un calcul, elles doivent modifier ce résultat ^. »
209. — Seulement, au moment même où il vient d'exprimer sa conviction que l'idéalisme relativiste dissipe définitivement les obscurités et les contradictions dont le xviii'' siècle a entouré es principes du calcul infinitésimal, il arrive à Renouvier de :'appeler et de reprendre la critique traditionnelle qui, du point le vue du dogmatisme et de l'ontologie, a été opposée à la notion