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LA VUE DU CONTACT ET LA PRATIQUE DU DESSIN

311. — L'analyse dont nous venons d'indiquer les traits principaux, et qui, aujourd'hui, ne soulève plus guère de difficulté, doit nous rendre ce service de marquer avec précision le stade où, pour la première fois, s'introduira dans l'esprit un principe de vérité, qui fera de la considération des objets étendus la matière d'une science. Il ne s'agit pas, à proprement parler, de l'espace lui-même : la notion abstraite du contenant n'est pas encore formée. La pensée ne s'attache qu'au seul contenu. Elle a devant elle des objets. A chacun d'eux elle a fait correspondre un jugement d'existence; et c'est ce jugement d'existence (sur lequel nous nous sommes appuyés dans le chapitre précédent) qui est l'unité du calcul numérique. Mais l'attention peut accomplir ici un nouveau progrès ; par l'analyse même que nous venons de résumer, nous pressentons que le concours de la vue et du toucher la sollicite naturellement à se fixer sur les arêtes qui tout à la fois marquent les divisions de la surface visuelle et, du moins dans les corps solides, procurent des impressions d'une intensité spéciale aux mains qui les parcourent. Un objet apparaît alors comme un contour; et c'est précisément la considération du contour qui va donner occasion à la pensée de proclamer

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