Ibid
3. Cf. Paul Tannery, Sur impoint de la méthode d'Aristote, Archiv fur Geschichte der Philosophie, t. VI, 1893, p. 468 et suiv.
4. "Etti ô'r;u.ïv TtpwTOv ôr,),a xat ffas-rj Ta auYXSyjfiéva piàXXov, 184" 21.
5. Kal xà Ttaiôta es xb |j.èv Ttpiô-ov irpoo-ayopEÛsi Ttâvxaç Toù; avôpa; iratépa; xai (XTTjTipa; xi; Y'jvxî'y.a;, •ja--£pov 5È StopcÇîi Toûxtov îxaTEpov, 184'' 12.
TYPKS ELKMKNTAIRKS DU SYLLOGISME 75
des espôccs cnlro lesquelles les individus sont répartis, la lâelie propre du naturaliste esl de rechercher comment ces espèces se groupent à leur tour. Considérons l'exemple célèbre qui est donné dans les Premiers Analylir/iies ^; les espèces du cheval, de l'homme, du mulet se rapprochent à l'aide d'une jjropriété commune, la longévité. 11 esl possible de relier cette propriété générale au groupe constitué par ces trois espèces, en remarquant que l'homme, le cheval et le mulet ont dans l'ensemble des animaux cette détermination précise d'être des animaux sans fiel. Mais le point essentiel est celui-ci : pour conférer une valeur démonstrative à la connexion que l'on établit entre la propriété générale de la longévité et la détermination par absence de liel, il faut s'assurer que l'énumération est exhaustive ; il ne suffit pas que l'homme, le cheval, le mulet soient, tous, des animaux sans fiel, il importe qu'ils soient tous les animaux sans fiel-. Alors il y a entre les deux termes de la proposition la même é(juivalence qu'entre les deux termes d'une égalité mathématique : il est permis d'attribuer aux animaux sans fiel la propriété qui s'affirmait à la fois, de l'homme, du cheval et du mulet; nous obtenons la proposition de conclusion : tous les animaux sans fiel vivent longtemps.