LES « REGUL/E » ET LA « GEOMETRIE » H
principes des mécanùjiies étant homogènes h ceux de la Géométrie, puisque l'idée de mouvement ne contient aucun élément (|ui ne soit impliqué dans l'idée de l'espace.
Telle est la forme de la malhêmatique universelle, (|ue le mécanisme cartésien va rem|>lir. I.a matière se définit ce qui est étendu en longueur, largeur et profondeur'; mais les trois dimensions n'épuisent pas les éléments spatiaux qui peuvent se combiner pour rendre compte des phénomènes de l'univers. Le mouvement est une grandeur susceptible de dimension comme la figure; la mesure du mouvement s'ajoute à la mesure du volume pour constituer les quantités qui entrent dans les équations fondamentales de la mécanique. Si on peut ainsi par des modifications de situation et de vitesse rendre compte de tout « ce que nous pouvons apercevoir par l'entremise des sens », et le « dénombrement » de nos sens est « très facile », on a prouvé par là-mème « qu'il n'y a rien en tout ce monde visible, en tant qu'il est seulement visible ou sensible, sinon les choses qu'[on] y [a] expliquées », et conclure « qu'il n'y a aucun phénomène en la nature dont l'explication ait été omise - ».
Section C. — La Géométrie de 1637.