TUE
trations les plus ampoulées. S'il effleure la blouse du médecin, il s empêtre dans des excuses interminables, La reconnaissance devient chez lui un édifice très compliqué qui a besoin pour s’exprimer de toute l’insistance et des détours de la politesse chinoise. Il se perd lui-même dans ses digressions affectives, railine sur l’exquis et tombe dans un inextricable galimatias.
Cette préciosité des sentiments s'accompagne d’une recherche des gestes et de la voix, qu’il émet du bout des lèvres, sur un ton chantant. Sa pensée n’est pas moins imprécise, et l’ensemble constitue évidemment le maniérisme classique dont nous ne faisons ici qu'interpréter la composante affective. |
Ba à jeté son dévolu sur les grâces mièvres de l'enfant. À l’inverse de De (voir page 44), son puérilisme est dû non à un défaut mais à un excès d'associations, et rend un son tout autre qui ne permet pas de les confondre. Loin d'évoquer l’idée d’un appauvrissement, ses grâces affectées imposent l'impression d’une recherche, d’un jeu, d’une attitude.
— Dans l’immense majorité des cas, les greffes parasites abandonnent toute finalité apparente et se font sur un mode anarchique qui imprime aux productions du psychisme une allure générale de bizarrerie. Sans être à proprement parlé discordant, l’affect n’est plus parfaitement adéquat au concept auquel il adhère. Son exacte congruence est altérée par l'apparition de notes insolites, qui choquent précisément par ce qu’elles ont d’inattendu et d’injustifiable. Un sujet sub-normal peut ainsi surprendre par une bizarrerie inopinée.
Il arrive que l'activation insulinique ouvre la voie à un afflux désordonné d’éléments affectifs. Bl., sortant du 5e coma, tient sur les siens une conversation d’une satisfaisante cohérence. Mais elle s'accompagne d’un torrent affectif où roulent les éléments les plus hétéroclites. Sans doute, par sa direction générale, suit-il fidèlement les détails de nos propos et pouvons-nous conclure à la conservation, des liens légitimes qui unissent les états affectifs aux concepts. Mais sa joie, sa tristesse, son élonnement s’encombrent