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quate. Il est impossible de parler d'amélioration, qui suppose sans doute une émotion, mais aussi une émotion adaptée. Bref, dans bien des cas, cette pseudo-richesse n’est que du clinquant, et si l’on veut tirer de tels accidents tout l’enseignement qu'ils comportent, force est de conclure que lunivers des états affectifs existe toujours en puissance chez le schizophrène, mais aussi que le mécanisme régulateur qui préside à leur passage à l’être (si ce langage n’est pas trop scholastique) est profondément troublé.
III. Cette hypéraffectivité soudaine que nous arrachons à l’âme du schizophrènepar l’expérimentation se rencontre spontanément en clinique. Nous voulons parler des violentes émotions qui éclatent inopinément au cours d’un interrogatoire, et donnent au médecin l’impression d’avoir effleuré un « pôle hyperesthésique ». Loin de nous l'intention d'ignorer la stabilité de certains complexes, doués de fortes charges affectives, qui donneront la même réponse chaque fois qu'ils seront atteints par une excitation convenable. Mais, s’il est évident pour tous que ces réactions ne supposent pas nécessairement de telles bases, pour notre compte, nous sommes persuadé que la régulation défectueuse des associations suflit à en expliquer le grand nombre. D’autres garanties sont nécessaires pour conclure que le psychisme du schizophrène est « peuplé », et qu'il a isolé du monde son âme affective pour la polariser avec complaisance sur un point de son élection.
Le désordre des associations dans la sphère psvehomotrice
Nous nous sommes étendus sur le retentissement du dysfonctionnement associatif dans l’élaboration des affects, et attachés à mettre en lumière le caractère structural des troubles observés, et leur analogie avec les troubles conceptuels. Pour qui se souvient que toutes les formes de l’activité