‹ Les États Affectifs Supérieurs Chez Les SchizophrènesChapitre 30 sur 38 · DR. TE · texte numérisé non relu

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est des troubles idéiques secondaires aux affectifs, et réciproquement.

Les troubles d’origine associative directe, quelle que soit leur nature, se rangent donc dans la série des signes primaires, à côté des états d’égarements, accès mélancoliques ou maniaques, céphalées, troubles vaso-moteurs, et probablement attitudes catatoniques vraies et catalepsie.

TT. Ils sont également pathognomoniques : le diagnostic est posé dès que les troubles des associations et de Paffectivité sont constatées. Nous reprenons cette parole de Breurer, mais en disant : dès que le trouble des associations est révélé par une de ses conséquences idéiques, affectives, où psyehomotrices. Les phénomènes de dislocation anarehique qui s’extériorisent au cours de l’activation insulinique réalisent des tableaux si frappants qu'ils s'imposent comme des effets caractéristiques d’une affection déterminée.

Qui plus est, ils sont certainement plus nécessaires au diagnostic, c’est-à-dire plus fondamentaux que les autres signes de la série primaire.

Leur constance est, en effet, plus grande. (Et voilà où la distinction entre signe primaire et symptôme fondamental, ou nécessaire, prend toute son importance). Les états d’égarement, les états maniaques ou mélancoliques, la raideur catatonique, les troubles vaso-moteurs font souvent défaut. Le désordre associatif, non. Sur 40 malades que nous avons suivis particukèrement, et qui nous ont fourni les exemples auxquels nous avons eu recours, aucun ne réalisait au complet la série des signes primaires. T'ous, par contre, ont extériorisé des états affectifs de structure pathologique.

Bien plus, c’est au vice du mécanisme associatif que certains signes primaires doivent leur allure caractéristique. Un état d’agitation de type maniaque, un accès dépressif, une crise catatonique ne sont en eux-mêmes ni fondamentaux, ni même pathognomoniques, car ils se rencontrent

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indiscutablement au cours d’affections multiples, et ce n’est pas sur de tels signes qu’on s’autorisera à porter un diagnostic de D. P. ou de schizophrénie. Par contre, tel accès mélancolique (ou maniaque) devient autrement significatif s’il est «atypique ». C’est que l’activation qui émane des centres affectifs, normale ou déréglée, fait vibrer un instrument désaccordé, qui ne peut rendre que des sons étranges, et fournir au ton affectif basal que des modes d’expression déconcertants. Ainsi se réalisent soit une bizarrerie affective simple, soit une manie où mélancolie atypiques. Quoique effets directs du processus morbides, les troubles généraux de l’équilibre affectif ne prennent une allure proprement schizophrénique que si la dissociation vient s’y superposer.

Quand on envisage la valeur sémiologique des signes primaires, force est de conclure qu’ils sont soumis à une hiérarchie, au sommet de laquelle nous placerions volonters le trouble associatif. Car 1l est le seul caractéristique que nous ayons retrouvé régulièrement chez nos malades, et qui semble réunir les qualités de signe primaire, signe pathognomonique, et signe fondamental.

IV. — Cependant, une réserve s’impose. Nos examens ont bénéficié de conditions particulières, qui sont celles de l’expérimentation et non celles de la clinique. Cette dislocaton anarchique n’a été révélée qu’au prix d’une activation de l’encéphale, dont on ne dispose pas habituellement. Les D. P. que l’on respecte ne l’extériorisent pas d’une façon aussi éclatante. Bien plus, quand ce sont les phénomènes de déficit, et donc le blocage, qui l'emporte, la « pseudodémence » réalise un tableau clinique qui se rapproche singulièrement de la démence vraie.

En réalité, il est rare que la dissociation échappe définitivement à une observation patiente. Cette méthode est même la seule à laquelle X. et P. Asezy ont accepté de recourir, pour arriver à des conclusions comparables aux nôtres. « En

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