SOU
à « quelques troubles élémentaires », mais à un trouble unique, qui contienne tous les autres en germe. (Dans l'étude de la schizophrénie évolutive, la seule théorie qui puisse convenir est celle qui suppose à la base un trouble spécifique de l’état mental global. » (Berze. Psychologie der Schizophrénie). L'hypothèse est légitime, et sans doute vraie, mais a le défaut de faire remonter à une cause très générale, qui échappe finalement à la clinique, et fait sortir du domaine des faits, pour ouvrir celui de la spéculation. Ainsi se démontrent des théorèmes, dont découlent comme des corollaires les détails de la symptomatologie, mais dont les raisons cliniques deviennent si lointaines qu’ils se réduisent souvent à de purs postulats.
Autre écueil, cette recherche du trouble fondamental, clef de toute la symptomatologie, fait parfois perdre de vue ce fait élémentaire qu’un processus pathologique peut avoir des points d'application directs multiples, d’où jaillissent simultanément des troubles primaires disparates et totalement indépendants. Alors l’un d’entre eux est fait suzerain de ses pairs. Des troubles purement somatiques sont détournés de toute origine organique immédiate et ramenés à l’obédience du psychisme. Pour BLEULER, sont secondaires tous les signes de la série motrice, la plupart des troubles vasomoteurs, et les troubles pupillaires, « quand ils sont symétriques ». € Une contracture buccale est plus explicable comme signe de mépris que comme hypertonie localisée ». Pourquoi la crise épileptique elle-même ne deviendrait-elle pas un symbole ? « L’analogie de la crise d’épilepsie avec l'orgasme vénérien a frappé déjà les anciens auteurs. Mais je ne conclus pas avec certitude ». C’est pour le moins une insinuation, qui trahit lumineusement le souei de son auteur : émonder la symptomatologie physique au profit des troubles psychiques, et finalement d’un trouble fondamental unique (Démence de la sympathie). Axe autour duquel gravite