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rologique), d’une dissolution générale (ou psychiatrique) pour employer le langage d’H. Jackson.
Bronpez découvrait derrière l’étrangeté du monde extérieur et le sentiment de dépersonnalisation un état morbide plus diffus, indépendant de tout objet de perception particulier. (A la limite, l’étrangeté du monde extérieur n’est plus qu'une expression nouvelle de la dépersonnalisation morale, qui déborde sur les êtres et les choses et envahit tout le domaine de la perception interne et externe. » Tous ces troubles ont une souree commune. Ne la trouvons-nous pas dans cette agnosie diffuse ? N'est-ce pas là ce « trouble plus profond et inexprimable » dont l’étrangeté du monde et les divers modes de dépersonnalisation ne sont que des expressions particulières ?
V. Si l’on accepte d’élever le désordre des associations au rang de trouble fondamental, ces diverses théories apparaissent donc comme des points de vue, qui ne considèrent qu’une partie des effets seconds et ne renferment qu'une part de vérité. Nous n’en dirons pas davantage sur ce sujet. Nous n'ignorons pas le caractère fortement hypothétique de ces considérations, et abandonnons sans regret un terrain qui n'est plus celui des faits immédiatement contrôlables, mais celui de la dialectique.
Néanmoins, le trouble associatif présente un intérêt de premier ordre : celui d'offrir un lien solide et facile à saisir entre les lésions organiques et leurs répercussions mentales. Nous allons nous y arrêter un instant.
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Le problème organique
« Quant à la valeur pragmatique des deux tendances nous croyons que la psychologie conduit à des hypothèses invérifiables et à des explications quiserapprochent de la littérature. Le point de vue neurologique, au contraire, peut amener à des eonstatations qui auront au moins une valeur objective ».
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L’explication psychologique des troubles de la D. P. enregistre un recul indéniable. La nature même du traitement insulinique ramène résolument la question sur le terrain organique.
« Nous admettons, dit BLEULER, un processus qui produit directement les troubles primitifs. » Mais il les minimise au possible. Incomparable est l’effloraison des troubles engendrés par la réaction de la personnalité, qui, pour échapper à une situation intolérable, s'efforce d'ignorer la réalité, ou même de la remanier, à moins qu’elle ne se réfugie franchement dans la maladie. Les psychanalistes, eux, s’éloignent plus catégoriquement encore de toute explication organique : pour eux, l’anatomie pathologique ne peut pas rendre compte de la maladie (Freup, June et Rioë per).
L'opinion opposée pense, avec SENGES, que « le malade ne se réfugie pas dans sa psychose pour se soustraire au contact de la réalité, mais parce qu'il a perdu les fonctions mentales d'adaptation au réel par suite de la dissociation psychologique », laquelle permet d’envisager un point de départ organique. Et voici qu’un fait nouveau penche en faveur de ce second rapport de cause à effet : une médication obtient des résultats dont nulle psychothérapie ne pourrait se flatter.
— Nous avons écrit que le mécanisme des associations éclai-
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rait le rapport de l’activité de l’encéphale avec celle de l’esprit, et que le parallélisme entre la circulation de l’influx nerveux et le cours de la pensée était assez étroit pour qu’on puisse inférer des troubles de l’un aux défauts de l’autre. Il n’est pas question, évidemment, de découvrir le calque organique de constructions compliquées. « Peut-être, dit JANET, serait-il moins ambitieux et plus pratique de ne pas passer immédiatement du délire complet à des phénomènes organiques... et d’étudier des phénomènes intermédiaires, des sentiments déjà complexes sans doute, mais plus accessibles à l’observation.» (Journal de Psychologie, 1932). C’est précisément à de tels états de conscience, relativement simples, que nous nous sommes adressés, pour en analyser les défauts. Caractère structural, origine associative, trouble de la circulation de l’influx nerveux, tels sont les termes au rapprochement desquels nous aboutissons.
— Les troubles primaires naissent immédiatement de l’action pathologique. Chacun d’eux traduit donc un point d’application direct du processus, que sa nature permet de soupçonner, sous confirmation des faits anatomopathologiques. C’est ainsi qu’on peut rapporter :
La sialorrhée, des troubles vaso-moteurs et de la sudation à une atteinte des centres sympathiques et parasympathiques.
Les signes de la série eatatonique à celle de certains centres du tonus.
Les états maniaques et mélancoliques à celle des centres affectifs sous-corlicaux.
Le désordre associatif à celle de cette partie du cerveau proprement associative, indépendante de la taille (dans les différentes espècesianimales), et très caractéristique du niveau intellectuel de ces espèces » (PrEroN).
Or, nous avons vu que ces divers troubles ne présentent pas le même caractère de nécessité. Qu'en particulier il existe des états schizophréniques avec défauts importants