LANDES
dans la sphère affective, mais indépendants de tout état maniaque ou mélancolique, comme de toute indifférence vraie, [lest donc possible d'envisager une D. P. sans atteinte des centres affectifs. Et nous sommes théoriquement amenés à faire remonter au cortex la base organique-du trouble fondamental.
— Qu’apportent les faits ? Par leur multiplicité même, ils rendent impossible toute conclusion positive.
Certains localisent les lésions les plus importantes à la région sous-corticale. GurrauD est très aflirmatif : « D’après nos travaux en cours, dit-il, nous pouvons aflirmer que la région sous-optique est atteinte de façon constante, précoce, intense » (Psychiatrie du médecin praticien). TRETIAKOFF, Buscarno, Biezawskr, BoRNSzZTAJN, et d’autres ont observé des altérations de cette même région.
D’autres travaux concluent à la prédominance des lésions corticales (Kirppez et LHERMITTE, CLAUDE, MARCHAND), qui, pour certains, se localiseraient avec prédilection à la troisième couche cellulaire (Kiarrezp, Josepuy, et plus récemment Boumaxn, 1927). La nature des lésions est ellemême discutée : infectieuse ici, elle est ailleurs purement dégénérative, ce qui permet à certains d’en faire une atrophie d'inactivité, et de revenir par cet ingénieux détour aux théories psychogéniques (Junc).
Les seuls éléments certains qu’on puisse extraire de tous ces travaux sont à notre avis les suivants :
19 Les auteurs paraissent unanimes à reconnaître l’existence de lésions corticales. Le désaccord ne porte que sur leur importance.
29 Les recherches les plus récentes les font surtout siéger au niveau des [10 et ITI9 couches de l'écorce, qui sont, remarque K£zarrezDb, les couches d’association. Ce fait avait été entrevu par SERIEUX, qui écrivait en 1902 : « Dans la démence précoce, lé poison exerce une action élective sur les éléments les plus vulnérables du système nerveux,