CRETE NS
des signes secondaires. Je me trouve là en contradiction avec la conception habituelle, mais j’y suis contraint ». Force est de distinguer dans la symptomatologie affective, qui est /ondamentale, des troubles primaires et des troubles secondaires. Hors les états mélancoliques et maniaques, tous les autres, c’est-à-dire la bizarrerie affective, la singularité des séntiments et des émotions, les affects discordants, inattendus et madaptés, et le désintérêt lui-même, qui rendent un son si particuhier qu’on leur confie le diagnostic, se rangeraient parmi les troubles secondaires, ce qui est parfaitement défendable, et pour nous, partiellement vrai. Mais, ajoutera BLeu- LER (€ s1 les signes primaires sont les manifestations nécessaires d’une maladie, les secondaires peuvent manquer ou varier sans que se modifie en même temps le processus morbide (2) ». Nous voici alors devant un symptôme à la fois fondamental et contingent.
Reste l’autisme. Îl apparaît à l’examen comme une notion tellement générale, comme le délire lui-même (Gurraup), comme l’aliénation mentale elle-même (Mixrkowsxr), que Breuzer en est arrivé à retrouver cette (composante schizophrénique » dans presque toutes les maladies mentales. Il n’y aurait de différences que de degré, l’autisme étant accessoire en dehors de la schizophrénie.
Ces pierres angulaires : troubles associatifs, troubles affectifs, troubles du contact avec le monde extérieur, n'auraient donc pas toute la solidité qu’on était en droit d’en attendre. Discutant de la notion de maladie «au point de vue logique ». Breuzer a répondu à l’avance « I n’y a pas de signe pathognomique. Lorsqu'on est en présence d’un symptôme, 1l faut l'intégrer dans le tableau clinique ». Sans doute, mais alors le signe de Kôüplick lui-inême n'autorise pas le diagnostic de Rougeole. Suivant cette déchéance du signe pathogno-
(2) 10% partie : La Théorie. Chapitre I,