‹ Les etats de BloisChapitre 135 sur 225 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

rais envie cle lui glisser un petit mot d’écrit qu’il trouverait, comme par hasard, dans son chapeau ou bien sous sa serviette... .

ROBERTZ.

L’idée n’est pas mauvaise.

GOUDARI).

N’est-il pas vrai que ça pourrait lui donner à penser?

ROBERTZ.

Je le crois, mais il faut te hâter.... Ecris donc , père Goudard.

GOUDARD , cherchant une plume dans son bufl’et.

A 1 instant..... (Il présente la plume à Robertz.) Tenez ,

mon petit, j’aimerais mieux.... vous avez la main si belle.

ROBERTZ , prenant la plume.

Maudit poltron! allons, dicte au moins....

GOUDARD.

Voilà, voilà.... (ii «fléchit «n instant.) «Donnez-vous » de garde , on est sur le point de vous jouer » un mauvais tour. » Qu’en dites-vous , petit ?

ROBERTZ.

Ce n’est pas mal ; mais maintenant il faut le porter ce billet., Voici l’heure du souper , on dresse la table à la cuisine ; l’occasion est

bonne pour le placer sous la serviette de monseigneur.

GOUDARD.

Oh! ma foi, oui, l’occasion est bonne....

ROBERTZ.

Il ne s’agit que de traverser la galerie : allons,, père Goudard....

GOUDARD.

Certainement , mon enfant, j’irais.... j’irais, très-volontiers, si ces grands coquins ne rôdaient pas justement sous cette galerie.

ROBERTZ.

Et de quoi as-tu peur?

GOUDARD.

Dame, ils n’auraient qu’à me voir !....

ROBERTZ , lui arrachant le papier des mains.

Eh bien, morbleu! donne-le-moi.... j’y vais aller.

GOUDARD.

Oh! mon petit.... prenez garde.... vous allez vous blesser.

ROBERTZ.

Il le faut bien, puisque tu n’as pas le cœur...

GOUDARD.

Mais nous trouverons quelqu’un....

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